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mardi 19 jan 2021

Commentaires

Robert Marchenoir

Heureux d'avoir fait votre connaissance par l'image. Ça m'aurait ennuyé de rater ça.

"N'en parlons pas qu'au passé."

"Ce ne sont pas des traîtres, ce sont des ennemis."

"Le jour où Xi-Jinping dira, aux étudiants en économie chinois, commencez par Frédéric Bastiat (au lieu de commencer par Karl Marx), alors là on verra."

Remarquable sens de la nuance et de la circonspection, par lequel l'hésitation transmet la rigueur et le scrupule. Voilà qui ne passe qu'à travers la télévision, et qui complète heureusement le style que vous transmettez à l'écrit.

Et puis entre nous, ça relève un peu le niveau de TV Libertés, qui ne reçoit pas que des lumières, loin de là.


Dominique

Bien qu'ayant un peu lu ( et hélas bien après mes études ) je n'avais pas noté ces documents de Tchernov dévoilés en 1922 : 50 ans avant Soljenitsyne les gouvernants occidentaux savaient donc déjà tout sur le monstre bolchévique !
Et je ne connaissais pas le reportage du journaliste anglais qui révéla en 1933 au gouvernement britannique la famine en Ukraine. Je viens d'apprendre par vous l'existence du film " L'ombre de Staline " tiré de l'histoire de ce grand reporter. Ainsi, sur cette question ukrainienne les gouvernants occidentaux savaient également tout !

Si la question stalinienne en Russie appartient aux Russes - comme vous le mentionnez - on ne parlera donc jamais assez en France des 100 millions de victimes russes, de la complicité du Parti commumiste français, et de la lâcheté de gouvernants occidentaux.

Devant le terrorisme, le danger chinois, et d'autres menaces actuelles qui ont un même tronc commun, évoquer cette "terreur rouge" ( et de notre "terreur bleue") est effectivement une nécessité absolue. Avec vous elle reste, ou elle devient, de l'ACTUALITÉ plus que de l'histoire : c'est lorsque tous les Français auront pu être informés, qu'ils pourront vraiment comprendre les dangers actuels.

Merci pour cette riche interview, et cela fait aussi plaisir de vous voir en pleine forme 😊

Julien WEINZAEPFLEN

Pour moi, le principal apport de votre interview est d'expliquer pourquoi le Nuremberg du communisme n'a jamais eu lieu, n'en déplaise à ceux qui en appelaient légitimement à une égale condamnation du nazisme et du communisme, ces deux totalitarismes. La réciprocité est n idéal des relations humaines ou historiques, mais c'est le problème de l'idéal qu'on n'y accède presque jamais. En l'occurrence, Le Nuremberg du communisme n'a pas eu lieu parce qu'aucune puissance étrangère n'a jamais vaincu le communisme et nul n'a jamais bombardé les communisme. Seule font exception la persévérance diplomatique de Reagan et l'hostilité religieuse de Jean-Paul II dans l'ordre de la destruction ou de la déconstruction symbolique du bien qu'aurait été ou qu'aurait visé le communisme. Mais les élites de la bureaucratie soviétique perdurent, elles l'ont fait à la Douma au lendemain du renversement de Gorbatchev, elles le font en la personne de Vladimir Poutine qui continue de diriger le pays. Elles le font comme Talleyrand et Fouché ont été happés par l'Empire puis ont été récupérés par la Restauration, ou comme la noblesse d'Empire s'est insérée dans l'aristocratie française traditionnelle. A pu jouer dans le cas soviétique le phénomène de latence par lequel l'électeur moyen, intimidé devant la démocratie, ne savait pas ce qui allait matériellement succéder à un régime autoritaire, mais protecteur qu'il connaissait. Le sentiment de continuité historique, le même qui a voué à l'échec les velléités et les menées contre-révolutionnaires en France, a donné l'illusion, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Union soviétique, que nous vivions dans une époque modérée ou, pour plagier la célèbre conclusion des chroniques de Philippe Meyer se calquant sur Alexandre Vialat: "Nous vivons dans une époque moderne." Moderne, modérée, donc rassurante. À l'intérieur de l'Union soviétique, les anciens commissaires politiques étaient devenus de respectables députés qui avaient compris qu'il fallait devenir humanistes. Dans les pays qui avaient pratiqué la guerre froide, ce que Pierre-Yves Rougeyron appelle en exagérant une série hollywoodienne, on était bien content de ne pas avoir à faire le procès de ceux que l'on n'avait pas su vaincre.

Restent deux remarques remarquables (pardonnez la redondance du nom et de l'adjectif), où se manifeste votre esprit de synthèse:

-La Chine conquiert méthodiquement l'Asie et investit l'Afrique parce que l'Occident inconscient ou paresseux croit au mythe de la division industrielle du travail mondial et permet à la Chine de sous-traiter la production des denrées sans lesquelles le produire et consommer auquel l'Occident réduit désormais sa vision de l'homme ne connaîtrait plus le confort où l'Occident s'assoupit et décline.
L'Occident a raison de ne pas redouter l'universalisme chinois qui n'existe pas. Les Etats-Unis prennent à la légère que leur montagne de dettes est en grande partie détenue par la Chine. Ne pourrait-elle pas les déclarer en faillite à la faveur d'une crise financière ou boursière qui n'aurait rien d'un crack? Je pose la question en béotien économique, mais je me dis que ce qui aveugle l'Occident sur ce risque, c'est qu'il croit que la Chine est un pays capitaliste et certes, elle fonctionne en économie capitaliste ou en capitalisme d'Etat. Toutefois le capitalisme chinois reste une phase dialectique de sa route vers le communisme. Vous l'évoquez du reste quand vous rappelez que Xi Jimping demande à ses successeurs d'étudier Karl Marx.

-L'islam et le communisme ont un point commun, j'imagine que Jules Monnerot que vous avez beaucoup lu et publié n'est pas étranger à cette appréciation qui est la vôtre: c'est que l'un croit détenir le sceau de la prophétie et l'autre se croit arrivé à la fin de l'histoire. Changer de religion ou renier le communisme serait revenir en arrière ou être réactionnaire "comme ils disent", or il est vrai que l'homme n'aime pas revenir en arrière, son esprit n'est pas fait comme ça. C'est pourquoi l'idée de décroissance est un monstre historique, une ascèse collective qui trahirait presque une régression et une pulsion morbide. On peut ajouter que la tendance à "éteindre l'Esprit" et à refuser que l'on n'ajoute ni ne retranche rien au livre de leurs révélations est une tendance partagée par toutes les religions.

Votre intervention me laisse avec une conclusion et une perplexité.

Ma conclusion concerne le tragique dans l'histoire. Vous montrez que son sentiment nous affecte moins en l'absence de vainqueur incontesté et remportant un triomphe absolu, qui oriente notre esprit à ne rien supporter de l'utopie des vaincus. Vous allez jusqu'à dire que Soljenitsine n'a pas suffisamment montré comment le système concentrationnaire soviétique parvenait à la destruction de l'homme. Le peu que j'en ai lu conforte ce point de vue. Ce qui a permis de haïr le système concentrationnaire nazi est que ceux qui l'ont décrit l'ont décrit comme une répression organisée en un tout qui faisait système.

Ma question, face au chaos du monde d'aujourd'hui, relève presque d'une confession ou d'une provocation sur ce blog, surtout après vous avoir bien et sincèrement suivi dans votre analyse jusqu'en ce point. Il m'arrive d'être attiré par la faconde d'un Mélenchon dont je me dis que les théories économiques sont souvent fumeuses, mais pas toujours. Ainsi du rachat des dettes que nous sommes en train de contracter par la Banque centrale européenne et leur transformation en dettes perpétuelles, puisque nous ne pourrons jamais les rembourser. ou encore d'être séduit quand les chinois nous expliquent que le système monétaire mondial reste inféodé au dollar et permet à cette monnaie de dominer le monde au-delà de sa valeur. Je trouverais plus juste un monde fondé sur plus d'égalité monétaire. Comment lutter contre ces séductions? Sur quelles erreurs économiques reposent-t-elles?

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