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mercredi 17 juin 2020

Commentaires

Jean-Michet Thureau

Quand une banque centrale prête de l’argent qu’elle n’a pas pour financer les dettes de l’État, la fausse monnaie qu’elle introduit dans le circuit monétaire est sans valeur. Comme le système bancaire agit globalement, on ne peut pas dire que telle somme, précisément identifiée, ne vaut rien, c’est toute la masse monétaire qui se trouve proportionnellement dévalorisée. Les prix, qui connaissent une évolution inverse, flambent.

Ainsi les prix, exprimés en francs courants 1914, ont-ils été multipliés par 1.000 de 1914 à 1982, alors que, pendant cette période, des progrès de productivité de 2,4% par an avaient divisé les prix réels des produits par 5. Le prix d'un produit vendu 100 francs en 1914 aurait dû baisser à 20 francs en 1982. Il était finalement affiché à 1.000 nouveaux francs, soit 100.000 francs de 1914. Cinq mille fois plus, une inflation monétaire de 13,34% par an, en moyenne. Évidemment on avait financé deux guerres mondiales mais pas seulement : il y a eu une inflation à deux chiffres aussi en temps de paix.

Les dettes de l'État Français étaient effacées et, dans l’ombre de l’État, les emprunteurs non étatiques bénéficiaient des mêmes avantages. Le principe de base du crédit à terme étant de fabriquer de gros emprunts avec de la petite épargne, les épargnants modestes étaient des victimes toutes désignées : l'État et les riches pompaient l’épargne des pauvres. C'était une sorte d'Impôt Sur la Pauvreté (ISP) qui venait créer/aggraver les inégalités.
On a beaucoup moins parlé (jamais parlé ?) de cet Impôt antisocial que de l’ISF, pourtant il a rapporté beaucoup plus à l’État et il remboursait très largement leur ISF aux gros emprunteurs.

Avec l’euro et le “quantitative easing“ de la BCE, le principe reste le même. Toutefois la gestion désastreuse de la France et des autres pays surendettés du Club Med est contrebalancée par la gestion plus vertueuse de l’Europe du Nord (dont les peuples paient aussi notre ISP). Le taux d’inflation est bien plus faible qu’auparavant. Du coup, la dette des États cigales n’est plus effacée aussi rapidement.

On peut légitimement se demander comment tout cela va se terminer. Surtout, si un jour, la BCE n'est présidée, ni par un Italien, ni par une Française.

Jean Dionnot-Enkiri

Excellent mon cher Jean-Gilles !
Comme d'habitude !
Amitié.

nikita zix

Votre analyse de la situation actuelle me remet en tête ce qu'ecrivait Frédéric Bastiat il y a plus d'un siècle et demi, dans "Les Harmonies Économiques" (1850) :

"Les peuples seront écrasés d'impôts, on fera emprunt sur emprunt. Après avoir épuisé le présent, on devorera l'avenir".

Cette citation, vieille de plus d'un siècle et demi mais à la pertinence toute contemporaine, me donne l'occasion d'évoquer le souvenir d'une émission radiophonique, moins ancienne, une quinzaine d'années. Trois heures autour de la pensée de Bastiat, en compagnie du Pr. Salin, de Jacques de Guenin et du grand Robert Lozada. Et vous étiez secondé par la pittoresque et malicieuse Raymonde Baron, dont il me plaît à rappeler aujourd'hui la mémoire. 🙂

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