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lundi 08 juin 2020

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RR

"Et après avoir été plutôt bien gérée depuis 1901 par l'union des droites, la ville de Paris tomba sous la coupe des gauches en 2001."

Comme souvent, la Gauche est passée par défaut; c'est la désastreuse gestion de Jacques Chirac sur fond d'escroqueries qui a fait qu'elle a gagné, et il faut bien reconnaitre que Bertrand Delanoë était tout de même un peu plus honnête que son prédécesseur en ne piochant pas dans les caisses pour son compte personnel.

Quant au deuxième tour des élections présentes, Mme Hidalgo va de même remporter la victoire par défaut.
En ce qui me concerne, hors de question de voter pour Rachida Dati, et je ne suis pas le seul, je l'ai constaté.

Jean-Michel Thureau

Hidalgo et les autres.

Je vous propose un texte publié en 2013 qui offre encore une description assez pertinente des turpitudes municipales en France :

Toutes les communautés territoriales ne présentent pas les mêmes perspectives de profit pour les politiciens. Immeubles en copropriété, hameaux et villages sont trop petits, les sommes en jeu y sont trop modestes. Tout le monde y connaît tout le monde, tout le monde y est à peu près au courant de ce que fait tout le monde. Le législateur en a pris acte. Il est même allé jusqu’à concéder à la copropriété immobilière française un statut qui est un modèle de démocratie directe.

Dans les communes plus peuplées par contre, les budgets deviennent substantiels, l’anonymat et l’impunité sont mieux garantis. Dès qu’une ville française atteint ou dépasse, disons, dix mille d’habitants, les partis politiques, alléchés par la manne financière, s’emparent de sa gestion. La loi électorale y est d’ailleurs différente.
Si une commune est dotée d’un conseil municipal de 33 membres, ce sont des listes comportant chacune 33 candidats qui doivent s’affronter aux élections. L’électeur n’a le droit d’en modifier ni la composition, ni l’ordre. Elles sont, presque toujours, présentées par des partis politiques. Élus pour six ans, les conseillers municipaux se réunissent et nomment l’un d’entre eux au poste de responsable de la gestion municipale. La loi attribuant à la liste qui arrive en tête, une confortable majorité, c’est le chef politique de la liste gagnante qui est élu maire.
Par la suite, c’est le conseil municipal et non pas la population, qui approuve ou désapprouve, souverainement et en dernier ressort, les mesures proposées par le maire y compris le budget municipal et les constructions. En pratique, le maire est presque toujours suivi par sa majorité au conseil municipal, il a pratiquement carte blanche pour administrer « sa » commune.

Des contrôles de la gestion des municipalités sont théoriquement prévus, il existe même des organismes publics dont ce serait la mission, mais tout cela n’a pas l’air bien méchant. Les habitants n’ont pratiquement aucun recours dans le cas où les décisions et les actions de leur maire ne leur conviennent pas. Un projet de loi a bien été présenté par le gouvernement français en 2003, instituant un référendum municipal d’initiative populaire. Les députés et sénateurs, qui sont aussi très souvent des élus municipaux, en ont limité la faisabilité et la portée.

Corruption et dommages collatéraux
Les pleins pouvoirs pendant six ans, quelle tentation ! Il y a aussi les consignes du parti, à la recherche de financements et la modicité des risques. Le résultat est une délinquance en col blanc généralisée. Les maires les plus corrompus prélèvent leur pourcentage sur tout ce qui bouge. Dynamiques et interventionnistes, ils touchent à tout : culture, social, distractions, sport, etc. Ils mettent la pression sur leurs divers interlocuteurs et fournisseurs, compagnies des eaux, sociétés de nettoiement, promoteurs immobiliers, pour percevoir des pots-de-vin, occuper des emplois fictifs, etc.
La corruption n’a pas pour seule conséquence de renchérir le prix du service rendu, elle occasionne d’énormes dommages collatéraux. Parce qu’elle exerce une influence perverse sur les choix municipaux. À budget égal, en effet, un maire corrompu choisira de bâtir une médiathèque, si cela doit lui rapporter plus que de créer dix jardins publics ; cela explique la prolifération de réalisations municipales démesurées, inutiles ou inadaptées.

Sur-urbanisation
Les dessous-de-table de la construction immobilière – promotion privée et logement social – sont à l’origine de ce qui est probablement le dommage collatéral le plus catastrophique de la corruption municipale, la sur-urbanisation.

Quand les premiers inconvénients de la densification apparaissent, les édiles ne tentent pas de la contrôler, mais, au contraire, de la faciliter. Ils s’empressent de faire construire de coûteux équipements, lignes de tramway, métros, autoroutes périphériques, souterraines, etc. C’est la raison pour laquelle, au-delà d’une certaine taille et d’une certaine densité, les frais de fonctionnement par habitant des villes s’envolent.

Si le coût des villes devait être supporté par leurs seuls habitants, on ne pourrait pas continuer à densifier sans provoquer leur colère. C’est pourquoi les communes françaises, ont d’autres sources de financement :
– les entreprises sont taxées localement et leurs versements constituent un apport considérable pour certaines communes. Les grandes entreprises disposées à « apporter leurs taxes » pour profiter du réservoir de main-d’œuvre des grandes villes et les équipes municipales des villes en question s’entendent comme larrons en foire ;
– les communes reçoivent des subventions des départements, des régions et de l’État ;
– il existe aussi toutes sortes de subventions indirectes ; par exemple, la Société Nationale des Chemins de Fer français, qui exerce plus de la moitié de son activité en région parisienne (trains de banlieue), reçoit de l’État une subvention à peu près égale à son chiffre d’affaires.

Ainsi, quand les frais de fonctionnement d’une grande ville s’emballent, les impôts payés par les habitants n’augmentent-ils pas forcément. La ville de Paris a longtemps été renommée pour la modicité de ses taxes, c’était le pays tout entier qui payait. Plus de onze millions de personnes, soit près de 20 % de la population française, sont maintenant entassées dans l’agglomération parisienne.

« Seule exception notable à la faible envie de bouger des Français : les habitants de l’Ile-de-France qui sont 47 % à souhaiter déménager. Paris apparaît comme un choix contraint, c’est un enseignement assez terrible » estime le sociologue Guillaume Erner (Le Figaro Magazine, 26 juin 2010). Bien que moins peuplées que Paris, une dizaine d’autres villes françaises ont aussi une taille excessive. Quant au reste du territoire national, il a été, assez justement, surnommé "désert français".

La sur-urbanisation n’est pas une spécialité française : plus de la moitié de la population mondiale est maintenant parquée, sans la moindre justification rationnelle, dans des agglomérations parfois bien pires que Paris. Les inconvénients des mégalopoles sont parfaitement connus : criminalité qui augmente inexorablement avec la taille et la densité des villes, pollution, nuisances, difficultés de transport, gaspillages, envolée des prix du foncier, etc. Les habitants les plus pauvres y vivent dans des conditions navrantes. Pourquoi y restent-ils ? Pourquoi de nouveaux venus viennent-ils indéfiniment s’y installer ? Il suffit d’ajouter un taux de chômage significatif au tableau pour voir les sans-emploi des campagnes affluer dans les grandes villes.

françoise

Effectivement, elle n'en a rien à faire des banlieusards qui vivent pourtant plus longtemps à Paris où ils y travaillent et sortent que dans leurs banlieues dortoir. Pourquoi ne pas donner un 2ème droit de vote basé celui-là sur le lieu de travail, elle rigolerait moins !

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