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mardi 12 mai 2020

Commentaires

Laurent Worms

Beaucoup d'étatisme = beaucoup d'assistanat = une population docile, malléable à souhait.
C'est l'idéologie socialiste qui a malheureusement façonné
une grande partie de l'opinion public au cours des ans. Un exemple: la demande contradictoire des gilets jaunes qui demandaient un allègement du système fiscal mais plus de service public.

Dominique

Il s'agit bien de folies. La honteuse réforme de la santé que vous signalez a bien consisté à attaquer le système de santé libre pour le démanteler, que l'on appelle le secteur privé.

Les médecins de ville sont de plus en plus en plus victimes d'offres de municipalités pour les regrouper physiquement dans des structures gérées par les mairies. Une façon de les contrôler de façon rampante.

Elle a aussi conduit à l’engorgement permanent des services des urgences des hôpitaux publics. Ce qui aurait du rester un service d'urgence des hôpitaux publics est devenu un aspirateur de malades et d'accidentés pour en réserver le traitement à l'hôpital public.

D'une part les “urgences” acceptent de prendre des malades qui relèvent de la simple médecine de ville. D'où les interminables files d’attente et les longues heures avant d’être seulement pris en charge.

D'autre part avec les urgences, l'hôpital public se réserve - sauf exception - les cas urgents au lieu de les trier et de les réorienter vers des établissements de soins privés, éventuellement spécialisés et mieux équipés. Pourquoi attendre des heures pour se faire recoudre une arcade sourcilière ouverte alors qu'un médecin ORL est capable de le faire dans sa salle d'opération ?

J'en ai fait l'expérience précisément en milieu rural inconnu en sortant vite des “ urgences ” où je m'étais rendu et en réussissant, grâce à un ophtalmo, à trouver un ORL. Aurais je éviter mon erreur en faisant le 15 pour appeler le Samu ? Pas certain. En tout cas l'hôtellerie du lieu où je résidai ne m'a proposé, par réflexe, que les pompiers pour m'emmener à l'hôpital public. J'ai préféré me rendre avec mon véhicule, ce qui fut ma chance pour la suite car je restai mobile.

Le rôle des pompiers dans l'organisation des premiers secours n'arrange rien à l'affaire. Ils n'ont en effet pas de compétence suffisante en matière médicale et chirurgicale et se contentent d'amener les personnes vers l'hôpital le plus proche.

C'est cette technique qui a été appliquée à outrance pour traiter les cas de virus chinois en poussant les personnes infectées, à grands renforts de spots publicitaires sur les chaînes de radios et de télévisions pour nous faire rester chez nous “ en général la maladie guérit avec du repos, puis appeler le 15 “ si la condition empire “ au lieu d' orienter d'abord sur le réseau maillé des médecins de ville, qui aurait pu diagnostiquer et soigner avant l'infection, et diriger les cas graves vers les structures hospitalières publiques ou privées.

Pas étonnant donc que nous ayons 27.646 décès, la Grande Bretagne 32.141 avec sa médecine étatisée, les Allemands seulement 7.661 avec une bonne collaboration entre médecine publique et médecine privée et les Grecs 151. Le pire étant la Belgique avec 8.707 décès.

Pour le virus chinois ce sont donc bien ces folies de l’étatisme - et l'idéologie des frontières ouvertes - qui conduisent à ce nombre anormalement élevé de morts et je n'hésite pas à parler de génocide, même s'il est involontaire, et d'euthanasie réelle des plus de 65 ans ( non intubés dans les hôpitaux publics pour cause de surcharge) et des personnes résidant en Ehpad ( non acceptées dans les hôpitaux publics toujours pour cause de surcharge). Toute la stratégie gouvernementale a été dictée ensuite selon cet engorgement et les plus faibles, nos “ Anciens “ l'ont payé de leur mort.

L'interdiction, criminelle finalement, du traitement à l'hydroxychloroquine et antibiotique associé est de la même veine : à Marseiile l'IHU dirigé par le pr. Raoult compte 0.5 % de décès et l'Hôpital Public 3 % ( 1 ).

Et c'est ce qui nous attend, comme vous l’écrivez, dans tous les autres secteurs de la santé si une marche arrière toute n'est pas enclenchée. Il faudrait bien sûr sortir de l’étatisme.

N'est ce pas le même traitement qui a été appliqué dans l’économie et qui conduit à la mort des entreprises privées en France ?

(1)
https://www.mediterranee-infection.com/covid-19/#link_acc-4-6-d

( Y lire également les mortalités de tous les pays du monde)

Jean-Michel Thureau

@ tous

Quand on donne carte blanche aux gouvernants (comme par exemple dans la Constitution de 1958) le résultat est toujours une étatisation croissante de fonctions qui relèvent techniquement de la sphère privée.

Cette étatisation est mise en oeuvre par tous les gouvernements investis de super-pouvoirs quelle que soit leur idéologie. En fait même, les idéologies sont juste des camouflages de l’étatisme excessif (finalement il n’y a entre le PCUS et le NSDAP que des différences folkloriques destinées à distraire les citoyens crédules et ça marche)

Le résultat de l’étatisation de fonctions qui relèvent techniquement de la sphère privée est toujours une accumulation de dysfonctionnements bureaucratiques dont les conséquences sont plus ou moins dramatiques, selon les pays, pour la collectivité des citoyens (guerres, insécurité, crises économiques, chômage, exclusion, désaménagement du territoire, crise du logement, crise du corona-juppé etc etc).

Il est assez regrettable que les médisances et les calomnies qui ciblent la démocratie directe (Suisse, en particulier) aient autant d’audience en France car, à ma connaissance, c’est le seul système qui permette réellement d’éviter l’étatisation.

Si quelqu'un a une meilleure idée…

RR

"Le rôle des pompiers dans l'organisation des premiers secours n'arrange rien à l'affaire. Ils n'ont en effet pas de compétence suffisante en matière médicale et chirurgicale et se contentent d'amener les personnes vers l'hôpital le plus proche."


Comme beaucoup d'adolescents, je m'intéressais aux véhicules de pompiers et je me rappelle très bien des ambulances de réanimation des pompiers de Paris fin des années 60, véhicule dont l'équipage comprenait un MÉDECIN URGENTISTE.

Elles existent encore de nos jours:

https://www.pompiersparis.fr/fr/operationnelle/engin/ambulance-de-reanimation


Lorsque vous faites appel aux pompiers, on vous demande toujours des précisions afin de savoir quel véhicule doit être envoyé.

Dominique

@ Jean-Michel Thureau
Comme vous avez déjà présenté votre recherche et action pour un monde meilleur, j'ai préparé un mémo à votre attention et à tous. La " meilleure idée " existe à mon avis, elle est 100 % française, compatible avec le libéralisme et le christianisme dont nous aurons grand besoin pour relever le royal pays.
Vous avez deviné ?

Dominique

Sans être un constitutionnaliste chevronné - Je suis très loin de là - j’en suis arrivé peu à peu à me rallier aux critiques sur la démocratie : elle est fondée sur la volonté du plus grand nombre ( volonté qui ne peut exister) et cela ouvre la porte aux idéologues et aux puissants, tous nos malheurs viennent de cette fausse idée de la souveraineté du peuple. Les critiques ne manquent pas mais bizarrement ils réclament plus de démocratie, alors que la démocratie est le problème et non la solution.
La constitution américaine a été construite pour se libérer de l'empire britannique, pas pour porter l'homme vers la transcendance. Et aujourd'hui les grandes votations nationales suisses sont majoritairement défensives...

J'en suis aussi arrivé à étudier un peu la monarchie française, ravalée depuis plus de 2 siècles par les révolutionnaires au rang de l'abomination totale, parce que des mots ont résonné à mon oreille.

D'abord les mots fous du bicentaire du 14 juillet 89, puis ci et là : loi naturelle, qu'est ce que cela ? Corporations : pourquoi les révolutionnaires ont ils supprimé des organisations civiles quasiment libertariennes ? Monarchie absolue : qu'est ce que cela veut bien dire alors qu'il y avait des parlements ?

Puis je peux et dois le dire ici : j'ai lu des faits et opinions présentés par notre chroniqueur préféré dans L'Insolent, et des livres au Trident.

Découvrir le rôle qu'a joué la franc maçonnerie dans la chute de la royauté puis la guerre finale faite aux monarchistes légitimistes dans les années 1885, et l'anéantissement des catholiques non progressistes, permet aussi de découvrir les valeurs de la monarchie qui furent renversées.

*
La démocratie :

Évidemment les Suisses, puisque vous en parlez ont une bonne constitution - dont le 1er article plaçait le peuple sous la protection de Dieu … cet article a depuis été supprimé - grâce au principe de subsidiarité, depuis le citoyen jusqu'au gouvernement fédéral en passant par la ville et les cantons, et à de fortes doses de démocratie directe.

Mais les gauchistes-mondialistes y font des ravages contre les libertés ( 2 ) et les Suisses sont aussi sur la “ route de la servitude “, comme les Américains le sont malgré une constitution et les deux premiers amendements écrits pour les protéger de la tyrannie britannique. N’étant pas passés par la case “ révolution française “ avec son régicide, le massacre des aristocrates et surtout des religieux, et la suppression des libres corporations du tiers-état …, les Suisses résistent.

Les Suisses n'ont pas encore perdu leurs libertés essentielles, comme les Français en seulement un siècle : en 1892 la république française était totalement et définitivement ralliée à la Révolution.

Mais ils basculent lentement dans le nouvel ordre mondial capitalo-communiste élaboré par des Américains ( CFR) et mis en oeuvre en République populaire de Chine avec leur allié Parti communiste chinois.
Par exemple : les Suisses sont sous la loi de Schengen et leurs grands financiers ont accroché le cours du franc suisse à celui de l'euro : ce sont deux pertes de SOUVERAINETÉ majeures.

La France est loin d'un régime démocratique suisse, hélas, cela puisque la démocratie représentative dans la Vème république a permis à une caste de s'emparer finalement de TOUS les pouvoirs. Or nous avons une constitution selon laquelle le peuple … serait le souverain. Il n'en est rien et il s'agit d'un bobard diabolique. Le peuple est devenu asservi et le pays sombre dans le sous développement. Le pays survit par perfusion financière de la “ dette “. Pour le moment les tyrans - car le président n'est pas seul - peuvent toujours jouer à la comédie du spectacle ( 1 ) mais les masques tomberont et alors tout le peuple verra leurs vrais visages, c'est certain.

Les meneurs de 1968 et d'après ( LGBT, euthanasie, immigrés etc.) se sont évidemment ralliés à cette sociale-démocratie bourgeoise à la française.

Il est affligeant de voir que ceux qui critiquent, justement, les résultats désastreux de ce mauvais système de “ res publica “ n'en tirent pas les conclusions :

Au final la sociale-démocratie-soit disant chrétienne mène le peuple sur la ‘ route de la servitude ‘. Avec le nouvel ordre mondial capitalo-communiste auquel les démocraties adhèrent de gré ou forcées.

Hayek, économiste libéral et philosophe de la liberté, avait approfondi sa vive critique de la démocratie en élaborant un projet de constitution où l'exécutif est un simple exécutant placé sous le législatif et ne peut devenir un dictateur.
Le pouvoir législatif y est constitué d’une chambre supérieure qui élabore les grands principes : les lois fondamentales immuables, et d’une chambre inférieure pour élaborer les règles pratiques ( par exemple fixer l'impôt pour financer les dépenses collectives). L'exécutif est ainsi réduit au rôle de chef d'orchestre de l’administration.
Pas de tyrannie possible à son avis, sauf si les législateurs sont vendus aux puissances financières... ( la remarque est de moi et non de Hayek ).

*
La monarchie “ absolue de droit divin “ :

En défense de la royauté puisqu'elle est toujours condamnée sans bénéfice de discussion je mentionne d'emblée le traité de Jean Bodin : “ les 6 principes de la république “. L’enseignement public mis en place par les ministres francs maçons nous a forcé à lire au contraire Montesquieu, évidemment.

Tenter de comprendre les principes, les faits, qui peuvent démontrer qu'il s'agit du meilleur régime pour la “ res publica “ ( la chose publique ) nécessite d'abord d'admettre que les révolutionnaires ont voulu assimiler en 1792 leur 1ère république au seul régime possible de gouvernement. Une année après commença … la Terreur - Cqfd.

Ensuite la république française fut assimilée au régime démocratique. Ce qui était un bobard ( déjà !) toujours pour éradiquer le régime monarchique de crainte que le régicide n'y suffise, devint une vérité ( fausse).

Il faut ensuite se renseigner sans a priori anti monarchiste. Donc effacer toutes traces du bourrage de crâne, celui qui enseigne que l'histoire de France a commencé en 1789, et a permis de faire fêter le 14 juillet. Celui qui clame inlassablement les “ valeurs de la république “ sans jamais les citer. A force cela rentre dans presque toutes les têtes.

Il faut étudier pour comprendre comment le droit naturel, fondé sur la raison ( et donc remonter jusqu'aux Grecs anciens ) est bien supérieur aux fausses lois idéologiques, celles de Rousseau, et imposés selon la règle du plus grand nombre.

Et pour admettre le lien mystique entre le roi et le peuple des trois ordres, il vaut mieux être chrétien évidemment. Mais je connais des agnostiques favorables à la monarchie absolue et de droit divin, aboutie avec Louis XIV.

Louis XVI s’écarta en partie de l'absolutisme, hélas, car le royaume fut victime de sa faiblesse ( et peut être de la non adoption du projet de Vauban pour la taxe unique sur TOUS les trois ordres ) sinon il eût duré et les erreurs réparées. Surtout avec les progrès scientifiques et techniques et les énergies nouvelles, déjà portés vers les sommets sous Louis XVI.

Une piste pour des lectures ?
https://viveleroy.net/plan-du-site/
Notamment :
https://viveleroy.net/la-monarchie-absolue-de-droit-divin-par-francois-bluche/
Et comment le roi Louis XVIII a relevé, dans la paix et le pardon, le peuple ravagé par la révolution puis l'empire ( il y a une Chronique à ce sujet mais difficile de la retrouver )
https://viveleroy.net/louis-xviii-dapres-ses-ecrits/

On peut alors commencer une dispute …

Ma libre opinion est que la monarchie absolue de droit divin est le modèle abouti d'un gouvernement pour le bien commun, grâce à la loi naturelle, c'est à dire le fruit de la raison et de l'expérience du temps, et non des idéologies et de la règle du plus grand nombre, règle de plus tordue par les financiers les plus puissants.

Elle est un régime constitutionnel réglé, même si la constitution n'est pas entièrement écrite ( sauf pour la succession légitime) et où les “ corporations “ permettent aux corps du tiers-état de s'organiser librement.

Le roi détient TOUT le pouvoir législatif et exécutif. Il exerce un métier parmi les autres, comme dit Louis XIV qui précisa qu'il peut être métier fatiguant.
Formé dès sa plus petite enfance Il gouverne avec ses ministres toujours choisis pour leurs grandes compétences : ce sont là des faits historiques. Évidemment des erreurs sont possibles, mais réparables grâce à la raison et au temps. On n'est pas dans l'idéologie...
Le régime monarchique est “ tempéré “ par les conseils des parlements auxquels le roi peut demander des avis. ( Lire la remontrance de Louis XV aux parlements ).

Enfin la souveraineté du roi ET de son peuple des trois ordres est exercée par le roi ! Le lien quasi mystique entre le roi et le peuple elle permet la monté de l'homme vers Dieu. Elle permettra de résister aux forces capitalo-communistes athéistes.

Cette ‘ meilleure idée ‘, présentée ici avec humilité, peut être reprise aisément sans prise de tête car les principes ont été vérifiés et sont immuables. Enfin le roi de France est vivant ce qui évitera de faire les frais d'un homme providentiel ... qui serait ensuite condamné à la perpétuité.

Ceci n'est donc pas de la politique fiction, mais une possibilité qui est offerte aux Francs qui restent. Elle m'apparaît nécessaire étant donné l'abîme où nous conduit la démocratie, et naturelle selon les principes évoqués, et la plus simple à appliquer par l'enthousiasme que suscite le roi.

*
Mais d'autres idées ( nous en connaissons ici ) peuvent vraisemblablement éviter la chute dans un monde capitalo-communiste sans Dieu, où les hommes seraient des êtres les esclaves déshumanisés d'une mafia internationale.

Je met donc sur la table à la fois l'exhortation aux occidentaux de l'immense Soljenitsyne à l'issue de sa critique sévère de l'Occident en 1978, qui n'a pas perdu sa pertinence, et les prophéties d'espérance de Marthe Robin : “ la France connaîtra des désastres si grands qu'aucun moyen humain ni matériel ne pourra les réparer, mais la sainte Vierge sauvera la France “ ( 3 ).

Voici la fin du discours de Soljenitsyne :

“ Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen- ge à la Renaissance.
Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne.
Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter… toujours plus haut. “


Apostilles :

( 1 ) Guy Debord, situationniste, aux éditions Gallimard a théorisé la “ Société du spectacle “ en 1967. Il y a une seconde édition, écrite après l'assassinat d'Aldo Moro en 1978 par les Brigades Rouges.

( 2 ) on peut suivre ces ravages en Suisse sur le périodique https://lesobservateurs.ch/
et sur le site du parti politique conservateur et souverainiste https://www.udc.ch/actualites/

( 3 ) Marthe Robin est une mystique chrétienne ( + 1981 ) Après sa jeunesse elle ne but et ne mangea que la nourriture spirituelle : l'hostie consacrée. Les faits sont avérés.

RR

Le « régime » idéal serait un anarchisme national et européen tel que le concevait notamment Proudhon et dont la Commune de Paris de 1871 a été une très brève illustration.
Malheureusement, ce modèle est utopique comme je l’ai démontré ici :
https://www.insolent.fr/2020/03/ineluctable-declin-de-la-cinquieme-republique.html


Une dictature même nationaliste et populaire ne peut être souhaitable, car l’Histoire nous a montré que confier le pouvoir illimité à un seul homme est dangereux car il n’y a pas de possibilité de contrecarrer les erreurs du dictateur quand bien même elles mènent – ce qui a été le cas – au désastre.


La monarchie ne saurait encore moins être acceptée car elle octroie à une famille (d'ailleurs généralement dépourvue de qualité) des droits héréditaires absolument illégitimes – situation d’autant plus révoltante lorsqu’elle est absolue – et qui d’ailleurs nous a mené à son renversement mérité se révélant d’ailleurs pire que les dictatures (précisons que la prétention théocratique de monarchie de droit divin est fausse; on tient son pouvoir de Dieu mais sans que cette origine détermine un choix institutionnel ni une intervention de l’Église ; voir à ce sujet les précisions du royaliste Bertrand Renouvin in La République au Roi dormant).


Une solution est un « mélange » de démocratie représentative et participative. La République doit incarner la res publica, c’est-à-dire le bien commun comme le précise Renouvin - qui contrairement à moi souhaite sa "royalisation" - mais dans un cadre évidemment démocratique.
Les élus – pour une période donnée et révocables – se doivent d’être de véritables représentants du peuple, sous son contrôle étroit par le biais notamment de la participation, ainsi le recours massif au référendum (Internet étant une source d’information permettant de se faire une opinion fondée). Il faut mettre fin à la centralisation jacobine (qui en cela est héritière de l’Ancien régime) et favoriser la démocratie directe locale, municipale. On peut aussi retenir et s'inspirer – évidemment avec un certain bémol étant donné nos différences de caractère avec ces pays – comment fonctionnent les démocraties suisse et américaine.
Enfin, il faut reprendre les remarquables travaux de Guillaume Faye (son livre clé L’Archéofuturisme doit être considéré comme un bréviaire).

Dominique

@ RR
Lisez plutôt les historiens comme François Bluche et vous comprendrez ce que signifie " absolue ". Cela n'a rien à voir avec ce que vous écrivez.

Quant à la centralisation qui serait celle d'un régime monarchique, là vous n'y êtes pas non plus. C'est tout le contraire.

Peut être une renouvinite aiguë ? Et je vous ai dit déjà que B R ne connait rien au régime républicain de la monarchie absolue de droit divin.

Lisez aussi les leçons de Bossuet au dauphin enfant : il lui présente les qualités qui feront de lui un bon roi. C'est un métier complexe et exigeant qu'il convient d'apprendre.

Dominique

La Cour suprême a rendu un arrêt rendant illégal l'ordre de confinement imposé par le gouvernement de rester-chez-vous, sur le principe que les situations de crise ne peuvent suprimer les libertés fondamentales : il s'agit essentiellement de ne plus limiter les réunions à quelques personnes, d'autoriser les personnes à se déplacer où elles le souhaitent, et d'autoriser les entreprises à réouvrir y compris les bars et restaurants ! C'est dans l'état américain de Wisconsin, où le gouverneur avait voulu arrêter la vie et où les habitants a désobéi et a porté plainte.

Jean-Michel Thureau

@ Dominique

Merci pour cette réponse fortement documentée.

Réponse à votre réponse :

Les citoyens des cantons suisses primitifs se réunissaient, en armes, pour voter la loi (c’était le landsgemeinde). Cela se passait sous l’autorité de l’empereur (du Saint empire romain germanique). Deux cantons le pratiquent encore en version originale (sans les armes toutefois).

C’est un empereur (du Saint empire romain germanique) qui a accordé au canton d’Uri l’immédiateté impériale (plus d’intermédiaire entre l’empereur et Uri) en 1231.

C’est l’armée d’un empereur (du Saint empire romain germanique) qui a perdu la guerre contre 3 cantons confédérés, en 1315.

C’est un empereur (du Saint empire romain germanique) qui a accordé aux 3 cantons confédérés l’immédiateté impériale en 1316.

Alors ne soyons pas plus royalistes que ces empereurs. Leur démocratie directe et leur indépendance, les Suisses les ont bien gagnées.

Remarquons enfin que rien n’interdirait à une monarchie, française, constitutionnelle, d’adopter le landsgemeinde.

RR

@ Dominique


"Et je vous ai dit déjà que Bertrand Renouvin ne connait rien au régime républicain de la monarchie absolue de droit divin."

Le bonhomme est militant royaliste depuis son adolescence, il a rédigé une thèse validée sur le mouvement royaliste (plus précisément sur l'AF), plusieurs ouvrages sur la question, tous reconnus valables (y compris par la Maison de France), mais à part ça il ne connait rien sur la question ?
Je doute que François Bluche lui-même oserait avancer ça.

RR

"Peut être une renouvinite aiguë ?"

Bah, le tout est de ne pas attraper une lepénite, mais je pense être suffisamment vacciné pour cette dernière maladie (redoutable puisqu'elle atteint encore beaucoup de nos compatriotes).

RR

@ Jean-Michel Thureau


"Alors ne soyons pas plus royalistes que ces empereurs. Leur démocratie directe et leur indépendance, les Suisses les ont bien gagnées."

Qui oserait prétendre le contraire ?


"Remarquons enfin que rien n’interdirait à une monarchie, française, constitutionnelle, d’adopter le landsgemeinde."

Pas besoin d'une monarchie pour cela (et là je suis en désaccord avec Bertrand Renouvin).

RR

Comment nous en sommes arrivés là:

Une main cachée dirige
Auteur: Jacques Bordiot
disponible ici:
http://www.editions-du-trident.fr/bordiot.html


Les réponses à apporter:

L'Archéofuturisme
Auteur: Guillaume Faye
éditions de L'AEncre (à commander chez votre libraire)

et

Pour une libération fiscale
Auteur: Jean-Gilles Malliarakis
disponible ici:
http://www.editions-du-trident.fr/bordiot.html


Tout le reste n'est que bavardages inutiles.

Dominique

@Jean Michel Thureau

Merci pour le Landsgemeine que pour ma part je ne connaissais pas.

Le peuple suisse a défendu la souveraineté de la Suisse et c'est toujours le cas puisque chaque citoyen-soldat a son arme de guerre à la maison ( sauf si cela a changé).

Mais cette souveraineté reste désincarnée. La constitution avec son préambule la plaçant sous l'autorité de Dieu chrétien ne suffisait pas. Une personne est nécessaire pour incarner la souveraineté.


Dans la monarchie ADD - absolue de droit divin - aboutie sous Louis XIV, le roi représente cette souveraineté. Il peut et doit agir pour la faire rayonner sans discontinuité ( Le roi est mort, vive le roi ), et respecter. C'est une de ses principales tâches de son métier. D'où le terme de souverain. Passons.

N'est ce pas là l'application du Landsgemeine entre le souverain son peuple ? Avec le concours du tiers-aristocratie qui porte les armes pour défendre la souveraineté si elle est en danger. Si oui votre proposition est déjà appliquée dans la monarchie ADD 😊

Si non on en discute : le peuple du tiers-état peut recevoir des armes. Il en a reçu à sa demande pour combattre les hordes de brigands qui semaient la terreur avant juillet 1789.


Sur votre terme de constitutionnalité : la monarchie ADD est constitutionnelle même si toutes les lois fondamentales n'ont pas été écrites dans un document ( sauf pour la transmission de la royauté ). C'est le cas au Royaume-Uni également.


Je vous propose à mon tour une suggestion :

Le régime de la “ corporation “ a permis au peuple du tiers-état de s'organiser librement, sans la tutelle du roi et ses ministres, et l’administration était limitée aux fondamentaux : la collecte de l'impôt, les poids et mesures...

Les membres des corporations s'organisaient librement, selon la RAISON et l’EXPÉRIENCE, sans le dirigisme absolu de notre étatisme !

La corporation m'apparaît être au tiers-état ce que l’épée est à l'aristocratie. Et elle était forcément un bien puisque bannie, avec Dieu, par les révolutionnaires !

Je n'en sais pas beaucoup ce sujet ou ayant oublié. Il conviendrait de voir chez des économistes et des historiens. Et certainement de la part de notre chroniqueur préféré : quelques pistes ?

Votre programme - que j'ai lu attentivement - pourrait gagner à proposer le gouvernement des corporations dans la vie sociale, économique : toute la vie du tiers-état.

Les corporations ÷ la démocratie directe ÷ la subsidiarité débarrassaient les Francs de la tyrannie législative centralisée ( devenue celle de l'exécutif-législateur, des idéologues, de l'Administration, et des capitalistes mondialistes )

Elles supprimeraient la majorité des fausses lois de toutes sortes. Pas besoin de la loi du plus fort : raison et expérience s'impose.

Évidemment cela ne peut se faire sans la souveraineté, pour protéger le royal pays des forces capitalo-communistes. Cela forme tout.

Dominique


Erratum : je me suis trompé sur le Landsgemeine, interprétant à tort qu'il s'agissait d'acclamer l'empereur et que cela se termina par son rejet.

S'agissant de voter des lois importantes il n'y a pas de Landsgemeine possible en monarchie ADD puisque le roi avec son Conseil détient la totalité du pouvoir législatif, et exécutif. Les lois fondamentales sont en cette monarchie le fruit de la raison et de l'expérience humaine au fil des temps ( c'est la “ loi naturelle ” ) et ne sont pas issues de la décision du plus grand nombre.

Les parlements des provinces ( dont les membres ne sont pas élus ) rendent la justice au nom du roi, et ils peuvent proposer des avis au roi lorsqu'il le leur demande. On sait que les parlements posèrent des problèmes…

Mon erreur ne modifie pas mes considérations sur la souveraineté, la constitutionnalité, et les corporations.


J'en profite pour revenir sur les corporations et ajouter une considération sur la monnaie.

La révolution, en abolissant brutalement la formidable organisation des corporations dans le royal pays, a démantelé un système bâti au cours des siècles et qui avait amené l'artisanat, le commerce, les services, et l'industrie française à un très haut niveau de qualité. Par la formation, l'organisation, la protection des métiers, des entreprises et des hommes, et surtout dans l'indépendance voulue par le roi, et l'IMPOSSIBILITÉ pour les banquiers d'acheter les métiers et les entreprises. Les banquiers ne pouvaient exercer que leur métier de prêteur.

C'est probablement la “ finance “ qui voulut mettre à bas ce système parfaitement réglé. On comprend que ce coup fut réalisé par les révolutionnaires. Il s'agissait de permettre le développement du capitalisme naissant, sur le modèle anglais, avec l'horreur de la condition des “ ouvriers “.

Nous payons cher aujourd'hui cette mainmise de la finance sur les secteurs de l’économie ( et la monnaie ! ) Quelques métiers français ont résisté mais leurs défenses volent en éclats. La finance veut tout.


Comme je l'ai écrit, il m'apparaît évident que le rétablissement, nécessaire, des corporations va de paire avec celui de la souveraineté. La souveraineté est indispensable pour contrôler la monnaie du royal pays. La question de la bonne monnaie est celle de l'étalon-or et de la libre propriété de sa monnaie par chaque pays.

En effet la monnaie a été soustraite (1) de la souveraineté des états régis par le capitalisme par les grands financiers qui en font leur INSTRUMENT de domination. Aucune démocratie ni monarchie constitutionnelle démocratique n'a pu leur résister à ma connaissance.


( 1 ) voir l'appropriation du dollar par un consortium de banquiers, au prix de nombreux assassinats y compris de présidents des Etats-Unis. La “ FED “ n'est plus banque de l'état fédéral américain, ni une institution de réserve monétaire, mais un consortium de banques privées.

RR

Erreur de lien pour l'ouvrage "Pour une libération fiscale".

C'est ici:
http://www.editions-du-trident.fr/liberationfiscale.htm

RR

Si une dictature même populaire n'est pas souhaitable (voir mon message précédent du 13 mai à 13h20 à ce sujet), on est bien obligé de reconnaitre que certains dictateurs parfaitement conscients de l'obscurantisme de l'Ancien régime ne souhaitaient pas s'en inspirer, et au contraire construire une société équitable pour tous, indépendamment de l'origine sociale.

Ainsi par exemple en Italie, Benito Mussolini pour qui "Les négations fascistes du socialisme, de la démocratie, du libéralisme, ne doivent cependant pas faire croire que le fascisme entend ramener le monde à ce qu’il était avant 1789, date qui est considérée comme l’année d’inauguration du siècle démo-libéral. On ne revient pas en arrière. (…) L’absolutisme monarchique a fait son temps, au même titre que l’ecclésiolâtrie, que les privilèges féodaux ou les castes fermées à cloisons étanches." (extrait de La Doctrine du Fascisme)

Dominique


Enfin, et après j'aurai livré mon modeste apport à cette chronique sur l'étatisme.

Je viens de relire les attendus de Turgot qui en 1776 conseilla au roi de supprimer les corporations.

Le corporatisme abouti sous la monarchie était un mode de production qui, au sein d'un métier, d'un secteur, permettait à l'homme producteur de richesses de se former ( en tant qu'étudiant apprenti) puis d'évoluer. Les métiers, les entreprises, les secteurs progressèrent en associant les hommes dès la formation.

Le capitalisme fut un autre mode de production, inventé en Angleterre, permettant finalement de spolier l'homme de la plénitude de sa fonction de producteur : il inventa l'ouvrier, à l'époque corvéable à merci.

Bien évidemment les lois de l'économie de marché, que Smith puis Turgot commencèrent à théoriser en observant la réalité n'ont rien à voir avec le mode production !

Dans la France des corporations, le meunier produisant le meilleur blé au meilleur prix l'emportait certainement sur le mauvais meunier car le boulanger choisissait la farine selon la qualité et son prix. Cqfd.

Les positions de Turgot contre les corporations étaient donc, à mon avis, idéologiques, ce que comprirent le roi et son conseil et Louis XVI rapidement marche arrière.

Et l'économie française continua à se développer au XVIIIème aussi bien que l'économie anglaise.


La désorganisation fut telle à la révolution que les révolutions ouvrières secouèrent gravement le XIXème et qu'il fallut attendre le second empire pour que la France retrouve son élan industriel. Mais d'apprentis, puis compagnons, puis maîtres qu'ils étaient, ces hommes de métier accomplis et libres étaient devenus des ouvriers et ils avaient pour perdu leur liberté. Nous en sommes toujours là, puissance néfaste de la Cgt et de l'étatisme en plus : l'ensemble tu les métiers et les entreprises.

Je pense que Turgot et les économistes libéraux qui le suivirent firent l'erreur de confondre modes de production et économie de marché.

A trop voir la libre concurrence dans l'échange des produits, ils en oublièrent de se pencher les modes de production. Ils pourraient donc avoir critiqué le corporatisme ( Turgot ) qui concerne la production des biens et services, par le biai idéologique du marché des biens et des services. Le mode de production et la place des hommes dans le processus de production ne les intéressaient ils pas ?

Il conviendrait évidemment de lire des études sur le corporatisme et des philosophes qui se penchèrent sur ces questions. Or or ne nous enseigne que celles des socialistes et de Karl.

Remarquons que des secteurs ont tenté de pallier à la désorganisation de la formation en créant des écoles dites d'apprentissage. Et que la valorisation des " fonds de commerce " correspondit ensuite au prix d'achat des " charges " ( critiqué par Turgot ) des corporations ; la différence étant que la banque ne peut acheter une charge...

Remarquons aussi que les corporations ont perduré dans les services requérant formation et expérience, avec proximité du professionnel avec le client : médecins, avocats, experts ... Là où la finance ne pouvait faire fi de l'homme producteur, la corporation l'a protégé certes, et elle a protégé la qualité du service. On voit que cela craque aujourd'hui.


Les dégâts furent donc énormes, avec la dégradation de la condition de l'homme producteur accompli par la formation et l'expérience, qui devint un ouvrier, ou un ingénieur mais toujours un simple " employé ".

Aujourd'hui on ne s'y retrouve pas non plus dans la qualité. Marcel Dassault (retiré de la conception) voyait d'un coup d'oeil en passant devant une planche à dessin que tel profil d'avion était mauvais. Et le Boeing 737 Max n'aurait jamais été dessiné par des hommes d'expérience, il le fut par de jeunes codeurs en informatique sans connaissance de l'aéronautique.

Jean-Michel Thureau

Petit cadeau pour Dominique :

La principauté de Liechtenstein est une monarchie parlementaire et directe, dirigée actuellement par le prince Hans-Adam II, qui est monté sur le trône à la mort de son père en 1989. Depuis 2004, son fils AloÏs assume en pratique toutes les fonctions de chef de l'État.

Selon l'article 37 de la Constitution, l’Église catholique au Liechtenstein le statut d'Église nationale, protégée par l'État. L'exercice des autres confessions est également garanti par la constitution.

Le Liechtenstein est, avec la Suisse, le pays européen où les outils de démocratie directe sont les plus développés, comprenant l'initiative populaire et le référendum.

En 2012, à la suite d'une initiative populaire destinée à réduire les pouvoirs princiers, les citoyens de la principauté rejettent par référendum à 76,1 % des voix la demande de réforme. Le prince du Liechtenstein conserve donc son droit de veto sur les décisions du peuple.

En 2011, une pétition pour réclamer la légalisation de l’avortement est soumise à une votation populaire. Avec un taux de 60 % de participation, le « non » l'emporte avec 52,3 %.

Le prince de Liechtenstein compte aujourd’hui parmi les chefs d’État les plus riches du monde et la population du pays bénéficie également d’un des niveaux de vie les plus élevés de la planète et un des taux de chômage les plus bas.

(infos picorées dans Wikipedia)

Dominique

@RR
Merci.
Comme quoi une dispute est possible...
Intéressante cette décision populaire de laisser le prince avoir la main sur le législatif. La loi naturelle fondé sur la raison et l'expérience l'ont emporté.
Allez les Luxembourgeois faites de votre prince un roi ADD ! Sinon une autre votation pourrait casser celle-ci, selon la règle du plus nombreux, du plus fort.

Petite question : le prince a-t-il une richesse à titre personnel ou s'agit il de celle de la principauté donc inaliénable ? Concrètement peut il vendre le château à un fonds de pension canadien où à un Chinois ?

Dominique

@ JMT
mon précédent texte vous était adressé vous aurez compris.

Dominique

@ RR
Vous appelez des dictateurs au secours de votre anti-monarchisme sous prétexte qu'ils sont ( je vous cite ) “ conscients de l’obscurantisme de l'Ancien régime (ils) ne souhaitaient pas s'en inspirer, et au contraire construire une société équitable pour tous, indépendamment de l'origine sociale.”
Je vais tenter de vous éclairer. Je dis tenter parce que ma compétence est limitée.

D'abord des dictateurs ne sauraient être des références pour juger 15 siècles d'histoire de France.

1 - toujours votre axiome : “ l'obscurantisme de l'ancien régime “. On constate au contraire que la royauté a évolué sans cesse durant 15 siècles, s'appuyant sur les racines grecques et le christianisme, et a créé toutes les oeuvres humaines sans lesquelles notre pays n'existerait pas. La royauté n'a cessé de favoriser le progrès, le libre exercice de la raison, la diffusion de l'instruction et du savoir. La monarchie absolue de droit divin, fondée sur la raison et l'expérience, est le régime abouti de la royauté.

Depuis 1789, la démocratie ne détruit elle pas tout cela ?

2 - Et le mythe de l'égalité révolutionnaire pour tous, grâce à la loi démocratique dont vous ne comprenez pas qu'elle n’est que la force du plus grand nombre ( et des plus puissants). La loi qui permet aujourd'hui de réserver les postes de direction à ceux qu'elles habilitent. Au contraire l’équité à laquelle vous aspirez, se rapporte à l’éthique c'est à dire aux principes moraux, aux valeurs humaines, ceux là même qui fondent la monarchie absolue. Et les plus humbles peuvent accéder aux plus hautes fonctions par leurs mérites.

Où est l'équité dans la démocratie ? Dans l’école devenue la machine à formater des révolutionnaires et qui fabrique des illettrés ? Dans l’élection des fourbes, des orgueilleux et des imbéciles? Dans la corruption ?


Quant au fascisme il est mal venu de l’évoquer car c'est une doctrine italienne : comparer fascisme italien et monarchie française me semble hors jeu et très compliqué. Pour vous y lancer il vous faudrait connaître l'un et l'autre et pas seulement citer un paragraphe tiré du livre de Bénito, et savoir aussi ce qu'il savait de la monarchie française et de la révolution.

RR

@ Dominique


"On constate au contraire que la royauté a évolué sans cesse"

Exact. Elle a même évolué vers un prélude de démocratie (avec Louis Philippe notamment), annonciateur des monarchies parlementaires actuelles, abandonnant le principe de monarchie absolue; d'ailleurs la Maison de France elle-même ne s'y réfère plus depuis des lustres. Si Bertrand Renouvin ne cesse de le dire, c'est tout simplement la Vérité historique.


" Et le mythe de l'égalité révolutionnaire pour tous, grâce à la loi démocratique dont vous ne comprenez pas qu'elle n’est que la force du plus grand nombre ( et des plus puissants). "

Je l'ai déjà écris (à la suite d'ailleurs de notre chroniqueur préféré dans les années 80), les idées de la Révolution de 1789 sont fausses dès le départ (cahier Troisième Voie n°6, que vous ne pouvez hélas pas vous procurer car épuisé depuis des lustres); il s'agit donc de les combattre mais pas pour autant revenir à l'ordre ancien qui n'est je le répète même plus revendiqué par le prétendant lui-même, mais seulement par quelques "nostalgiques" plus royalistes que le roi si j'ose dire.


"Quant au fascisme il est mal venu de l’évoquer car c'est une doctrine italienne : comparer fascisme italien et monarchie française me semble hors jeu et très compliqué. Pour vous y lancer il vous faudrait connaître l'un et l'autre et pas seulement citer un paragraphe tiré du livre de Bénito, et savoir aussi ce qu'il savait de la monarchie française et de la révolution."

La Révolution française de 1789 a eu une portée mondiale, l'influence française était sans commune mesure avec ce qu'elle est devenue maintenant. Il est exact que le Fascisme est une doctrine italienne (et de ce point de vue je suis en désaccord avec la thèse de Sternhell), mais il est néanmoins héritier (tout comme le Léninisme) de la Révolution française (le principe du parti unique comme organe de direction est directement issu du Jacobinisme). Il faut savoir que Mussolini qui était francophile (jusqu'à son alliance avec qui l'on sait, résultat de la politique des Sanctions décidée par les dirigeants français et britanniques suite à l'affaire éthiopienne) avait une grande connaissance de l'histoire de France et de ses théoriciens politiques. J'ai déjà dit que tout néo-fascisme était absurde, il ne s'agit là que de rappeler des faits historiques.
J'ai cité l'Italien Mussolini, mais j'aurai pu aussi citer notre compatriote (royaliste) Alexis de Tocqueville dont l'œuvre politique est infiniment plus cohérente que celle de Maurras.

Dominique

@ RR

Vous êtes dans l'erreur en écrivant que la “ maison de France a renoncé au régime de la monarchie absolue ... depuis des lustres." La réalité est autre.

En effet la branche des Bourbons, qui a donné légitimement Louis XVIII, Charles X, et aujourd'hui Louis XX, est restée fidèle au régime de la monarchie absolue et de droit divin.

Louis-Philippe, de la lignée de princes de la maison d'Orléans qui ne régnèrent pas ( et dont Philippe Égalité vota la mort du roi) renonça à la monarchie absolue sous la pression de la révolution de 1848. Son accord pour une constitution ne lui permit cependant pas de continuer à régner. Ce fut la seconde république.

Le site des monarchistes légitimistes ( branche Bourbon) mentionne aujourd'hui : “ L’Union des Cercles Légitimistes de France entend restaurer la monarchie française traditionnelle de droit divin. Ce régime politique tire sa légitimité du respect de la loi naturelle voulue par Dieu. L’Uclf soutient la famille, la société organique et l’autorité prenant pour modèle le Christ Roi. L’Uclf défend les Lois fondamentales du Royaume de France et le roi qu’elles désignent clairement aujourd’hui, Louis XX “
http://uclf.org/

Lisez éventuellement le pr. François Bluche, légitimiste, sur la querelle de constitutionnalité ( succession entre Bourbon et Orléans.)
https://viveleroy.net/qui-est-le-roi-de-france-aujourdhui

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