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jeudi 20 fév 2020

Commentaires

Saint Surge

Attention, cher ami, en Angleterre, on boit de plus en plus de "lager", une bière blonde quasiment identique à nos bières continentales telles que kronembourg ou heineken (rien à voir avec les bières allemandes ou tchèques bien sûr). C'est la bière anglaise traditionnelle, la real ale ou bitter qu'il faut boire ; je vous recommande la "black sheep bitter" qui est brassée à Malham dans le Yorkshire. Et pardon pour cet aparté qui nous distrait de nos habituels sujets .

Petite réponse
C'est au contraire un vrai sujet. Je ne vais plus que de loin loin en Angleterre et je ne connais même pas l'Écosse. À priori en effet "bière blonde" pour moi traduit "pale ale", ce qui n'est pas tout à fait exact. Tous ça ne vaut pas d'ailleurs la bière flamande découverte à Bruges. N'en abusons pas de toutes manières. It was just a joke.

Dominique

On a trop longtemps réduit la création de l'Europe de Bruxelles à une construction économique. Sans doute pour mieux duper les électeurs lors de consultations sur les avancées du projet. En fait l'EU est surtout un projet politique des mondialistes pour notamment détruire les nations et les mener vers un gouvernement mondial, dont Bruxelles serait une étape.

Ce n'est pas l'Europe à laquelle aspirent les authentiques Européens. Et c'est ce projet mondialiste que les Britanniques ont quitté, après y avoir été embarqués avec difficultés. Néanmoins ils avaient conservé leur monnaie ... et sont restés la première place financière en Europe.
Récupérer leur souveraineté perdue est le but premier du Brexit à mon avis. L'économie devrait suivre d'autant plus aisément, déchargée des fardeaux européens.

Cette récupération de souveraineté n'est évidemment pas évidente car la société britannique est atteinte en profondeur par les attaques mondialistes, notamment par l'immigration islamique. C'est pourquoi le gouvernement conservateur parait s'attaquer tout de suite à la source : l'immigration. Ils ont bien de la chance nos cousins britanniques !

Leur frontière naturelle, la mer, sera un important atout, avec leurs grandes compétences notamment techniques et l'amour de leur pays couronné. Et surtout cette langue anglaise qui les unie, avec l'hitoire, aux grands pays occidentaux hors Europe et qui restent, eux, des pays neufs, aux quatre coins du globe. Voilà il me semble de sérieux atouts pour les sujets de sa gracieuse majeste, et je penche pour l'optimisme les concernant.

minvielle

Pépé le Juju?

RR

À propos de bière, rien ne vaut à mon avis l'Irlandaise Guinness.

Helveticus

Comme Suisse, je comprends très bien le sentiment des Anglais.

Tout comme nous autres ils ont en horreur l'esprit de Gleichschaltung de l'Union Européenne. Je prends ce mot allemand qui signifie à la fois synchronisation (comme pour une boîte à vitesses) et mise au pas. Il faisait partie de Lingua Tertii Imperii, la langue du Troisième Reich.

On peut comprendre l'idée d'un grand marché. Nous n'avons pas voulu en faire partie, et nous sommes donc devenus membres de l'AELE, qui nous suffisait tout à fait car cette organisation n'émet pas la prétention de supprimer notre souveraineté.

Je n'ai jamais compris comment de grands peuples comme les Français et les Allemands ont accepté de se laisser châtrer en renonçant à leur souveraineté.

Je ne suis pas gaulliste (du tout) mais je comprends tout de même la notion d'indépendance nationale telle qu'elle était proclamée encore du temps de Pompidou. Je trouve passablement méprisable la façon dont un Valéry Giscard d'Estaing s'est attelé à la tâche, pour lui exaltante, à mes yeux déshonorante, du "continent building". Pour lui, et pour la plupart des européistes français, il faudrait harmoniser tout, même les taux d'imposition. Ceci est incompréhensible pour un Suisse car chez nous les impôts sont prélevés par les Cantons, qui sont souverains et chaque Canton a son propre taux d'imposition. Alors, harmoniser l'imposition au plan européen, quel cauchemar!

C'est que j'appelle la Gleichschaltung: on veut créer un Reich continental synchronisé et mis au pas dans un esprit jacobin que Jacques Delors incarnait parfaitement. Bien entendu tout cela a toujours été insupportable pour les Britanniques et c'est pourquoi ils ont fini par prendre la décision héroïque de se dépétrer de ces sables mouvants où sont engluées les autres nations.

Ce que je comprends mal dans la discussion post Brexit c'est cet argument économique qui critique la décision anglaise en disant qu'elle serait anachronique car aujourd'hui leur économie est dépendante du grand marché européen. Evidemment qu'elle en est dépendante, mais cela va dans les deux sens. L'Union Européenne, elle aussi, est dépendante de la prospérité de l'économie britannique et a tout à craindre si cette dernière s'effondre. Par conséquent, mon avis est que si l'UE était gouvernée par des hommes d'état, et non des clercs de notaire comme Barnier, ils comprendraient que leur propre intérêt bien compris consiste à trouver un arrangement avec le Royaume Uni permettant à ce pays l'accès le plus large et le plus inconditionnel possible au grand marché européen, tout en recouvrant sa liberté d'action. De cette manière on serait gagnant gagnant: l'économie britannique ne serait pas pénalisée, et par conséquent l'économie européenne non plus, qui n'a pas besoin de ça.

Mais non, Barnier ne pense pas ainsi. Il n'a pas cette lucidité. Il craint que si on est trop accommodant avec les Anglais, tous les autres pays, qui détestent ce carcan bruxellois, vont vouloir se débiner aussi. Par conséquent Barnier se montre inflexible et punitif. Il s'agit de faire un exemple en montrant à tous les états membres que ceux qui auraient la tentation de quitter l'UE seront acculés à la faillite car ils seront boycottés économiquement.

Vous me direz que je force le trait mais c'est vraiment l'impression qu'on a. Le même chantage est exercé sur la Suisse, qui est sommée de signer un "accord cadre sur les questions institutionnelles" avec un couteau sous la gorge.

Cet accord prévoit que toutes les évolutions du droit européen qui importent pour l'intégrité du marché intérieur doivent s'appliquer automatiquement en Suisse, et en cas de conflit un tribunal arbitral (subordonné à la Cour européenne de justice) trancherait. Donc, cela viderait de leur sens les droits populaires, qui par des initiatives et des référendums permettent au peuple suisse de garder le dernier mot en politique (ce que nous appelons la démocratie semi-directe, semi, car nous avons aussi une démocratie représentative, dont la démocratie directe est un correctif).

Si on signe cet acxcord cadre, on ne pourrait jamais révoquer en votations populaires une directive européenne. C'est insupportable. Ce serait la fin de la Suisse.

C'est toujours la Gleichschaltung, à un degré que nous n'avons jamais subi même pendant la guerre quand notre pays était encerclé par les armées d'Hitler.

Ce qui est particulièrement odieux là dedans c'est le mélange des genres entre l'économique et le politique.

On nous dit: vous souhaitez un avantage économique (accès au grand marché intérieur de l'UE). D'accord. Mais nous posons une condition politique: vous devez capituler votre souveraineté. A partir de maintenant NOUS écrirons vos lois, plus vous. Et ça, c'est l'accord cadre.

C'est exactement en ces termes que le problème se pose. C'est indigne. Et c'est exactement le même chantage qui est exercé aujourd'hui sur les Anglais. Bon, à la limite l'Angleterre était membre de l'UE, on peut concevoir qu'il y ait un prix à payer pour la liquidation du régime matrimonial avec l'UE. Mais la Suisse n'a jamais été membre de ce machin. Elle l'a toujours refusé. Elle n'a donc pas à subir ce genre de chantage.

Hélas, manifestement, c'est dans la nature de l'UE de vouloir broyer par des effets d'entrainement les souverainetés qui se trouvent dans sa zone géographique, même celle des pays tiers.

Ce qui caractérise sa démarche c'est un esprit obtus et pédant. Car la Suisse est une économie dynamique qui tire en avant celle des pays voisins. Il vaudrait donc mieux ne pas la pénaliser. Elle importe plus de biens et services venant de l'UE qu'elle ne lui en vend. Par conséquent, comme pour le Royaume Uni, l'UE se tirerait dans le pied en pénalisant l'économie suisse.

Mais l'UE ne raisonne pas en terme d'intérêt bien compris. Elle raisonne en termes idéologiques. Elle exige la soumission à un projet idéologique. Sa devise est: périsse les Européens plutôt que les quatre libertés!

L'UE pourrait se contenter des accords qu'elle a avec l'AELE, dont la Suisse. Ils sont amplement suffisants pour assurer la fluidité du marché. Et de toute façon les Suisses ont l'habitude de respecter leurs obligations. Ca devrait suffire.

Mais non, en plus l'UE fait preuve d'un pédantisme maniaque. Elle est peignette. Elle veut que tous les détails y compris la courbure des cornichons soient méticuleusement réglés par ses soins, et pour cela elle pond des normes techniques tâtillonnes à tire larigo, que même les Suisses si scrupuleux sont sommés de reprendre intégralement dans le détail.

Et pour pouvoir satisfaire cette manie courtelinesque elle exige de manière mesquine des participants au marché intérieur qu'ils lui cèdent leurs souverainetés. Elle ne manquera pas d'exiger, probablement,m un jour ou l'autre, que la Suisse s'aligne sur un taux de TVA européen minimum de 155, et ce pour l'homogénéité du marché intérieur, bien entendu. Mais nous n'en voulons pas car nous avons un taux de TVA de 7.7%. Pourquoi devrait-on nous imposer un doublement du taux de TVA qui produirait des recettes fiscalles insensées dont nous n'avons pas besoin?

Tout cela est insupportable, absolument insupportable!

Nous aimerions que notre gouvernement oppose à Bruxelles une fin de non recevoir ferme et définitive à ces demandes, d'autant plus que nous sommes protégés par les accords du GATT et n'avons donc pas besoin de tout cet attirail. Mais malheureusement nos dirigeants sont comme les autres, serviles face aux mannekenpis de Bruxelles. Le peuple suisse est donc soumis à un chantage insensé pour le contraindre à se soumettre.

Que faire?

Personnellement j'en suis arrivé à souhaiter l'échec complet et le démantélement complet de l'UE. A ce prix seulement, nous pourrons à nouveau respirer.

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