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mardi 02 juil 2019

Commentaires

Tonton Cristobal

Difficile de multiplier l'offre avec l'arrivée de 400.000 "réfugiés" chaque année, d'où le bétonnage de l'équivalent d'un département français tous les sept ans nous dit une "écolo". "On ne peut pas vouloir une chose et son contraire" réplique Zemmour! les meilleures terres d'IDF sous le béton pour construire des cités de parasites.

RR

Je suis un partisan de la propriété privée donc favorable à ce qu'un maximum des nôtres puisse être propriétaire de son logement. Il est par ailleurs tout à fait positif que des économies fruits d'activités professionnelles puissent être investies dans un bien immobilier destiné à la location et bien entendu toujours selon le principe de défense de la propriété transmis à qui l'on souhaite après son décès et ce sans le moindre "droit de succession" pour le bénéficiaire y compris si ce dernier n'a aucun lien de parenté avec le défunt.

En revanche il est anormal qu'il y aient des gens qui n'ont jamais travaillé de leur vie par le fait qu'ils sont rentiers grâce à la propriété d'immeubles parisiens entiers; ce sont en fait de lointains héritiers d'acquéreurs de Biens nationaux. Inadmissible.

Autant je ne trouve rien à redire qu'un génial inventeur ou savant, qu'un acteur ou un chanteur à succès, ou un bon patron qui s'acharne au travail pour faire fonctionner sa boite puissent faire fortune, autant je trouve scandaleux que des gens tout comme ceux dont ils ont hérité ne produisent rien et n'en soient pas moins richissimes.

Dominique

Ils n'ignorent pas que le socialisme a échoué : c'est pour cela qu'ils veulent encore plus de socialisme. Laissez faire le marché !

Paris est ravagée par des travaux inconséquents de la Ville mis en échec des années après, et des projets financiers destructeurs de la vie des vrais parisiens et de la beauté de la capitale.

Et Paris est surpeuplée, incommode, sale et dangereuse. Même les chèvres qui sont censées tondre les rives herborées du périphérique se font enlever durant la nuit, et se demandent ce qu'elles font là. Bêêhhh... on veut rentrer chez nous !


Dominique

https://www.gala.fr/stars_et_gotha/julien_denormandie

Un CV désopilant

https://www.banquedesterritoires.fr/julien-denormandie-presente-le-bilan-de-la-politique-de-la-ville-du-gouvernement-au-22-mai-2019

et des réalisations poudre aux yeux ruineuses.
Donc un " Haut " fonctionnaire...


RR

suite du message précédent


Une solution serait de saisir ces immeubles (je ne parle évidemment pas de ceux dont sont propriétaires les compagnies d'assurance et les mutuelles, investissements dont les rapports sont destinés aux indemnisations, mais de ceux détenus par les rentiers de générations en générations) et ensuite de vendre les appartements à des particuliers au prix normal du marché. L'argent ainsi récolté serait rigoureusement attribué à la subvention de maisons de retraite confortables, d'établissements pour handicapés, etc. rendus ainsi plus abordables.

Laurent Worms

Paris va de devenir, comme Londres,une ville où les classes moyennes et populaires
vivent dans des banlieues de plus en plus éloignées du centre ville. L'encadrement des loyers n'y pourra rien y faire. Et je ne parle pas à l'accès à la propriété.

goufio

Le socialisme échoue parce que les socialistes ne sont pas allés assez loin...

Petite réponse
Le génial Staline, lui, est "allé assez loin", Pol Pot aussi...

Robert Marchenoir

@ RR

"Une solution serait de saisir ces immeubles (je ne parle évidemment pas de ceux dont sont propriétaires les compagnies d'assurance et les mutuelles, investissements dont les rapports sont destinés aux indemnisations, mais de ceux détenus par les rentiers de générations en générations) et ensuite de vendre les appartements à des particuliers au prix normal du marché."

Hahaha... A part ça, vous n'êtes pas un socialiste enragé : expropriation des riches, rentiers "de génération en génération", taxation confiscatoire "pour la retraite des vieux", tout y est.

"Le prix normal du marché" sera déterminé par le secrétaire général du parti communiste, naturellement. Ou par notre bien-aimé Führer du parti fasciste, c'est pareil.

D'ailleurs "les rentiers", c'est pas bien. C'est pas bien, de posséder des logements pour les louer.

Le mieux serait que l'Etat exproprie les méchants rentiers de génération en génération (vous avez vu ça où ?), et loue lui-même les logements aux travailleurs méritants.

Le loyer serait naturellement fixé au "vrai prix", et non au prix spéculatif décidé par les méchants rentiers. Et accapareurs de grain.

On appellerait ça des HLM.

RR

"Le socialisme échoue parce que les socialistes ne sont pas allés assez loin...

Petite réponse
Le génial Staline, lui, est "allé assez loin", Pol Pot aussi…"


Propos ironiques, tout le monde l'a bien compris.

Si le socialisme (du moins celui dont se réclame la gauche contemporaine ainsi que celui qui prévalait dans les pays "communistes") échoue, c'est parce qu'il part de doctrines et/ou de conceptions en complet décalage avec les réalités des sociétés humaines.
D'esprit dogmatique, les socialistes en question se refusent de l'admettre et prétendent que ce ne sont pas leurs idées qui sont fausses, mais que si celles-ci n'ont pas encore prouvé tous leurs bienfaits et leur pertinence c'est parce que les hommes ne sont pas encore suffisamment "formés" pour les recevoir et les apprécier positivement et qu'il leur faut donc "progresser". D'où une propagande incessante en faveur des "idées nouvelles", un matraquage idéologique permanent pour faire de nous de bons adeptes, nous transformant en réalité en demeurés (voir "Le Monôme des zombies", article devenu célèbre de feu Louis Pauwels dans le Figaro-Magazine du 6 décembre 1986).

RR

à l'attention du patron du site:

Je pense que vous avez oublié de publier mon premier message dont celui d'hier à 1h42 est la suite...

Petite réponse
Cher RR,
Le "patron du blog [mot que j'évite parce qu'il ne veut rien dire]" comme vous dites, n'a pas créé un forum. Il rédige une chronique et il ne se poste pas en permanence derrière son ordinateur. Il est très content que ses lecteurs prennent librement plaisir à débattre, à partir des sujets de ses articles, mais comprenez qu'il ne peut pas s'astreindre à organiser ces débats encore moins à les arbitrer. En particulier quand il vise son site, deux ou trois fois par jour au maximum, il installe les commentaires reçus sans autre censure que celle 1. de la législation, que vous connaissez, ce qui sur quelque 5000 commentaires en 10 ans a du se produire deux ou trois fois pas plus.
2. de la lutte anti troll que je vais devoir exercer un peu plus fermement à l'encontre des hors sujets, auxquels vous-même ne succombez pas [ou pas trop].
Cordialement à vous, et aux autres amis lecteurs.

RR

@ Robert Marchenoir


Mon message auquel vous répondez n'est comme indiqué que la suite d'un message non encore publié; de fait, j'attend sa publication et une éventuelle nouvelle réponse de votre part avant de vous répondre sur l'ensemble.

RR

"Cher RR,
Le "patron du blog [mot que j'évite parce qu'il ne veut rien dire]" comme vous dites, n'a pas créé un forum. Il rédige une chronique et il ne se poste pas en permanence derrière son ordinateur. Il est très content que ses lecteurs prennent librement plaisir à débattre, à partir des sujets de ses articles, mais comprenez qu'il ne peut pas s'astreindre à organiser ces débats encore moins à les arbitrer. En particulier quand il vise son site, deux ou trois fois par jour au maximum, il installe les commentaires reçus sans autre censure que celle 1. de la législation, que vous connaissez, ce qui sur quelque 5000 commentaires en 10 ans a du se produire deux ou trois fois pas plus."


Malentendu. Je ne vous reproche en aucun cas de ne pas avoir publié mon message plus tôt. De quel droit le ferais-je ? Je craignais seulement que vous l'ayez oublié étant donné que mon message suivant qui en est la suite a lui été publié, pouvant provoquer chez certains une mauvaise interprétation de mes seconds propos.
Il n'y a absolument rien à vous reprocher mais plutôt à vous remercier vivement pour votre travail d'écrivain et éditeur ainsi que pour ce blog qui est d'une qualité nettement supérieure à la plupart des autres.


"2. de la lutte anti troll que je vais devoir exercer un peu plus fermement à l'encontre des hors sujets, auxquels vous-même ne succombez pas [ou pas trop]."

Oui, il faut éviter en effet.


"Cordialement à vous, et aux autres amis lecteurs."

SNR

VIO59

Bonjour,

C'est vrai que l'encadrement des loyers par la gauche (avec l'approbation de la grande majorité des citoyens toutes couleurs politiques confondues) ne créera pas un seul logement supplémentaire.

Pour résorber la pénurie, faire baisser les loyers, rendre la propriété à nouveau accessible, il faut absolument construire massivement, or cela est... interdit !

Les normes d'urbanisme malthusiennes (hauteurs limites, densités maximales, zones inconstructibles...) sont la seule cause de la pénurie.

Essayez de les attaquer, et vous découvrirez avec effroi que la bourgeoisie de droite est un ennemi du peuple tout aussi implacable que la bourgeoisie de gauche.

Il y a à Paris des arrondissements tenus par la droite, et il n'est pas plus facile d'y construire des logements supplémentaires que dans le reste de la capitale.

Le plus fou c'est que les normes d'urbanisme malthusiennes violent, excusez du peu : le droit de propriété (vous n'avez pas le droit de faire ce que vous voulez sur votre terrain), la liberté du commerce, la liberté d'entreprendre et celle de travailler.

Et bien rien de tout cela ne dérange les partis de droite, soi-disant champions de toutes ces valeurs, qui ne veulent surtout pas qu'on y touche.

Pour une fois que le respect de ces valeurs pourrait vraiment améliorer la vie de l'ensemble des citoyens, la droite les renie en bloc et sans aucun regret !

Et la gauche se garde bien de dénoncer cette trahison. Quelle bande d'hypocrites !

Robert Marchenoir

@ VIO 59

"Essayez de les attaquer, et vous découvrirez avec effroi que la bourgeoisie de droite est un ennemi du peuple tout aussi implacable que la bourgeoisie de gauche."

Ce qui est un ennemi du peuple (c'est à dire 100 % des Français, pas seulement ceux auxquels chacun s'assimile), c'est le marxisme.

Ce marxisme qui, seul, permet l'emploi du mot "bourgeoisie".

S'il y a "crise du logement" quasi-permanente en France depuis 1918 (avec une brève interruption dans les années 70), c'est à cause de l'étatisme, c'est à dire du socialisme (lire Vincent Bénard).

Ce n'est pas en employant des concepts socialistes que ça s'arrangera.

D'autre part, on ne peut pas construire de logements dans Paris, parce qu'il n'y a plus de place. Cela n'est pas une question de droite ou de gauche, de "bourgeoisie" ou d'idéologie. C'est juste un fait.

Il faut donc construire ailleurs, et pour cela il faut démolir le tabou de "l'étalement urbain", que l'idéologie française a érigé en abomination de la désolation.

C'est très bien, l'étalement urbain. Ca s'appelle la vie, tout simplement.

RR

"Il faut donc construire ailleurs, et pour cela il faut démolir le tabou de "l'étalement urbain", que l'idéologie française a érigé en abomination de la désolation."


Une meilleure solution serait à ce que la population vivant en France cesse de croitre et même diminue.
Il faut revenir à la France des années 70 (dans toutes ses caractéristiques).

VIO59

@ Robert Marchenoir

S'il n'était pas possible de construire à Paris il n'y aurait pas besoin de l'interdire pour l'empêcher !

Aucune loi ne vous interdit de marcher sur l'eau. Parce que cela est VRAIMENT impossible.

La pénurie de logements n'est ni un accident ni une fatalité, c'est un crime.

Ceux qui interdisent par la loi ce qu'ils prétendent par ailleurs impossible insultent l'intelligence de leurs victimes.

Cela n'est pas une question de droite ou de gauche, de "bourgeoisie" ou d'idéologie. C'est juste un fait.

J'ajoute que ceux qui critiquent l'encadrement des loyers au motif que cela risquerait de décourager les investisseurs de construire les logements qui manquent si cruellement alors qu'ils n'ont aucune intention d'autoriser ces constructions de toute façon insultent, eux aussi, l'intelligence des victimes de la pénurie de logements.

Cordialement.

RR

Pour Robert Marchenoir, le seul fait d'utiliser le terme de bourgeoisie est signe d'appartenance marxiste.
Selon ce raisonnement simpliste, il faut en conclure que l'auteur des "Responsabilités des dynasties bourgeoises" était un marxiste qui s'ignorait. De même que tous ceux qui ne nient pas le FAIT de la lutte des classes (Maulnier, Château-Jobert,... autrement dit tous ceux qui observent honnêtement les données de notre société) sont eux aussi des disciples de Karl Marx.

Robert Marchenoir

@ VIO59 | samedi 06 juil 2019 à 14:31

"Cela n'est pas une question de droite ou de gauche, de 'bourgeoisie' ou d'idéologie. C'est juste un fait."

C'est vous qui avez ramené la bourgeoisie, la droite et la gauche sur la table.

"S'il n'était pas possible de construire à Paris il n'y aurait pas besoin de l'interdire pour l'empêcher !"

Ne faites pas semblant de ne pas comprendre. Quand je dis que c'est impossible de construire des logements à Paris intra-muros (en pratique, en gros, sauf exceptions), ça veut dire : impossible, sauf si on colle des gratte-ciel partout.

Et c'est ce qu'il ne faut surtout pas faire.

On pourrait aussi "construire des logements" à Venise, si vous voulez. Tout est possible. On peut raser tous les logements "bourgeois" à 6 étages de Paris, et les remplacer par de sublimes tours de 30 étages à énergie positive. Avec garages de trottinettes. Qu'il faudra détruire vingt ans plus tard, parce qu'elles commenceront à tomber en morceaux, comme toutes les constructions récentes.

"J'ajoute que ceux qui critiquent l'encadrement des loyers au motif que cela risquerait de décourager les investisseurs de construire les logements qui manquent si cruellement alors qu'ils n'ont aucune intention d'autoriser ces constructions de toute façon insultent, eux aussi, l'intelligence des victimes de la pénurie de logements."

Donc en fait vous voulez quoi ? Vous savez qu'il n'y a pas que Paris en France ? Vous savez qu'un être humain peut se loger ailleurs que dans les 20 arrondissements de Paris ? Vous savez que les entreprises et les administrations quittent Paris en masse, réduisant ainsi le besoin de logements à l'intérieur du pérophérique ?

L'encadrement des loyers provoque mécaniquement la baisse de l'offre de logements, ainsi que le font les autres mesures de contrainte pesant sur le secteur. La fameuse "loi de 1948" (provisoire, censée aider les pauvres,les vieux et les veuves de guerre) a plombé l'offre de logements pendant à travers la France pendant un bon demi-siècle. Toutes les études internationales concordent.

La France n'est pas le seul pays du monde où les gens ont besoin de se loger. Figurez-vous qu'il y a des pays, ou des régions dans le monde développé, où chacun, même les pauvres, trouve sans problème à se loger. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a moins de contraintes législatives sur l'offre de logement.

Par exemple, un facteur décisif pour que le logement soit accessible à tous, c'est que les propriétaires aient le droit d'expulser facilement les mauvais payeurs. Lisez le livre de Vincent Bénard à ce sujet.

Cela étant dit, il est du ressort de la puissance publique d'imposer des règles (limitées, raisonnables) afin de préserver la beauté des villes anciennes. Paris tombe évidemment dans ce cas.

Non seulement ses trésors architecturaux historiques sont parmi les plus précieux du monde, mais la capitale se distingue, au sein de ses homologues mondiales, par sa superficie extrêmement réduite.

Au regard de son importance internationale, de son attrait touristique et économique, Paris est l'une des plus petites villes du monde. Contrairement à Londres, par exemple.

Il est donc impossible, en pratique, et à moins que l'on ne décide de défigurer et de détruire Paris (ainsi que le facho-communiste Le Corbusier l'avait prévu, par exemple), d'augmenter l'offre de logements dans la capitale par la construction.

Robert Marchenoir

@ RR | samedi 06 juil 2019 à 13:54

"Une meilleure solution serait à ce que la population vivant en France cesse de croitre et même diminue. Il faut revenir à la France des années 70 (dans toutes ses caractéristiques)."

Sûrement pas. Sur le plan de la civilisation et des moeurs, les années 70 furent sans doute l'une des périodes les plus détestables et les plus médiocres de notre histoire. On s'en rendra compte dans quelques décennies.

Quant à souhaiter une diminution de la population, il faudra nous expliquer comment on pourrait, simultanément, assurer la prospérité et le bien-être des vieillards qui subsisteraient. Tout en refusant l'immigration de masse, bien entendu.

Voyez ce qui se passe en Allemagne, au Japon et en Russie. Trois pays vieillissants qui ont un gros problème de démographie autochtone. On sait comment Berlin tente de résoudre le problème : en important des millions d'esclaves. L'ONU vient de publier un scénario où la Russie perdrait 50 % de sa population d'ici 2100. Le Japon est en pleine stagnation.

VIO59

@Robert Marchenoir

""Cela n'est pas une question de droite ou de gauche, de 'bourgeoisie' ou d'idéologie. C'est juste un fait."

C'est vous qui avez ramené la bourgeoisie, la droite et la gauche sur la table."

Pas tout à fait mais pas grave, ce n’était pas mon propos. On peut aussi oublier Hidalgo et Brossat pour les besoins de la discussion.

""J'ajoute que ceux qui critiquent l'encadrement des loyers au motif que cela risquerait de décourager les investisseurs de construire les logements qui manquent si cruellement alors qu'ils n'ont aucune intention d'autoriser ces constructions de toute façon insultent, eux aussi, l'intelligence des victimes de la pénurie de logements."

Donc en fait vous voulez quoi ? Vous savez qu'il n'y a pas que Paris en France ? Vous savez qu'un être humain peut se loger ailleurs que dans les 20 arrondissements de Paris ?"

Quand on vous a dit ailleurs une fois et que vous vous êtes laissé faire, on vous dira ailleurs partout. Si on tolère que le maire de Paris dise que sa ville est trop belle et donc que c'est normal qu'il en chasse les plus pauvres, on n'a plus aucune légitimité à interdire aux maires des autres communes de dire la même chose. Pour avoir toléré l'intolérable à Paris la République a été récompensée comme elle le méritait, maintenant le fléau a contaminé toutes les autres grandes villes. Aucun maire n'acceptera jamais d’accueillir les pauvres dont le maire de Paris ne veut pas sous prétexte que sa commune serait moins belle que Paris.

"Vous savez que les entreprises et les administrations quittent Paris en masse, réduisant ainsi le besoin de logements à l'intérieur du périphérique ?"

Si c'était vrai je serais le premier à m'en réjouir, mais alors il va falloir expliquer aux maires de Paris et des autres grandes villes que tout l'argent qu'il dépensent, et pas seulement en com, pour accroître l'attractivité (un mot dont ils se gargarisent) de leurs communes est gaspillé en pure perte. Comment appelle-t-on une femme qui veut attirer tous les hommes mais n'en accueillir aucun ? Une allumeuse. C'est dangereux et elles le savent mais elles ont une excuse, c'est un trouble psychologique, ce n'est pas de leur faute. Je ne vois par contre aucune excuse au maire qui veut attirer un maximum de gens pour ensuite leur claquer la porte au nez parce qu'il refuse toute construction de logements supplémentaires.

"L'encadrement des loyers provoque mécaniquement la baisse de l'offre de logements"

Si c'est vrai cela devrait vous arranger, puisque justement vous refusez que l'offre soit autorisée à satisfaire la demande. Au contraire vous devriez vous en réjouir. Grâce à l'encadrement des loyers vous n'avez même plus besoin des normes d'urbanisme malthusiennes pour atteindre votre objectif qui est d'empêcher la construction des nombreux logements nécessaires pour résorber la pénurie. Je ne comprend pas pourquoi vous défendez bec et ongle les normes d'urbanisme malthusiennes tout en refusant l'encadrement des loyers si dans les deux cas le résultat est le même, celui que vous souhaitez : pas un seul logement supplémentaire !

"La France n'est pas le seul pays du monde où les gens ont besoin de se loger. Figurez-vous qu'il y a des pays, ou des régions dans le monde développé, où chacun, même les pauvres, trouve sans problème à se loger. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a moins de contraintes législatives sur l'offre de logement."

Vous ne pouvez pas à la fois dénoncer les "contraintes législatives sur l'offre de logement" et défendre les pires de toutes, les normes d'urbanisme malthusiennes (hauteurs limites de construction, densités maximales d'occupation des sols, zones inconstructibles, sites classés, vues imprenables...) Décidez vous ! Ou bien vous êtes pour la liberté, ou bien pour la dictature, ou bien pour l'abondance ou bien pour la pénurie, mais pas les deux en même temps svp !

"Par exemple, un facteur décisif pour que le logement soit accessible à tous, c'est que les propriétaires aient le droit d'expulser facilement les mauvais payeurs."

Ce problème n'est pas une cause mais une conséquence de la pénurie de logements. Quand les loyers sont raisonnables il n'y a pas beaucoup de mauvais payeurs, tout le monde pense que c'est de leur faute et personne ne s'offusque de leur expulsion. Vous voulez revenir à cette époque ? Moi aussi.

"Il est donc impossible, en pratique, et à moins que l'on ne décide de défigurer et de détruire Paris (ainsi que le facho-communiste Le Corbusier l'avait prévu, par exemple), d'augmenter l'offre de logements dans la capitale par la construction."

Même objection, je ne comprends pas ce qui vous dérange dans l'idée que l'encadrement des loyers pourrait dissuader l'investissement pour augmenter l'offre.

Robert Marchenoir

"Moi : Par exemple, un facteur décisif pour que le logement soit accessible à tous, c'est que les propriétaires aient le droit d'expulser facilement les mauvais payeurs."

"Vous : Ce problème n'est pas une cause mais une conséquence de la pénurie de logements. Quand les loyers sont raisonnables il n'y a pas beaucoup de mauvais payeurs, tout le monde pense que c'est de leur faute et personne ne s'offusque de leur expulsion. Vous voulez revenir à cette époque ? Moi aussi."

Quelle époque ? Il n'y a jamais eu une telle époque en France depuis un siècle.

Vous ne comprenez rien au fonctionnement de l'économie.

"Quand les loyers sont raisonnables il n'y a pas beaucoup de mauvais payeurs"

Vous voulez dire : quand la loi plafonne les loyers à un montant que l'Etat juge raisonnable (en fonction de quoi ?). Mais ce que vous oubliez, c'est que lorsque c'est le cas, il n'y a pas de payeurs du tout, parce que les propriétaires retirent leurs logements de la location. Et que personne ne fait construire pour louer.

"Tout le monde pense que c'est de leur faute et personne ne s'offusque de leur expulsion."

Vous êtes fatigant avec votre conception moralisatrice de l'économie. Il ne s'agit pas de s'offusquer ou de ne pas s'offusquer. Il s'agit de décisions économiques.

Décision pour un investisseur de mettre en location, décision pour un locataire de ne pas payer son loyer parce que l'Etat le protège contre l'expulsion. Et en conséquence, décision des propriétaires de se retirer du marché de la location, qui devient non rentable et même dangereux pour le capital.

L'économie est une science. Ce n'est pas une affaire de "on dirait que" au comptoir du bar des amis. Des millions de pages ont été écrites par des savants qui ont étudié le sujet. Lisez-en un bout avant de dire des trucs complètement a-scientifiques qui ne se sont jamais vérifiés dans la réalité.

Vos conceptions ont été appliquées depuis un siècle, avec le résultat désatreux que l'on sait. Vous tenez vraiment à continuer ?

VIO59

@ Robert Marchenoir

"Vous : Ce problème n'est pas une cause mais une conséquence de la pénurie de logements. Quand les loyers sont raisonnables il n'y a pas beaucoup de mauvais payeurs, tout le monde pense que c'est de leur faute et personne ne s'offusque de leur expulsion. Vous voulez revenir à cette époque ? Moi aussi."

Quelle époque ? Il n'y a jamais eu une telle époque en France depuis un siècle. »

Au début des années 1970 la pénurie de logements avait été résorbée, grâce à un effort de construction sans précédent dans notre histoire sous de Gaulle et Pompidou. Malheureusement les programmes suivants ont été annulés quelques années avant l'arrivée sur le marché du logement (et du travail) de ceux auxquels ils étaient destinés, les gros bataillons de baby-boomer.

« "Quand les loyers sont raisonnables il n'y a pas beaucoup de mauvais payeurs"

Vous voulez dire : quand la loi plafonne les loyers à un montant que l'Etat juge raisonnable (en fonction de quoi ?) »

Non, je ne suis pas en train de défendre l’encadrement des loyers, mais de combattre les normes d’urbanisme malthusiennes. Cela ne m’intéresse pas de casser le thermomètre, je veux éliminer l’infection et faire baisser vraiment le coût du logement.

« Mais ce que vous oubliez, c'est que lorsque c'est le cas, il n'y a pas de payeurs du tout, parce que les propriétaires retirent leurs logements de la location. »

Je n’y crois pas mais si c’est vrai on s’en apercevra facilement car alors les prix à la vente baisseront. Quand un capital rapporte moins il vaut moins cher.

« Et que personne ne fait construire pour louer. »

Tant que la construction, que ce soit pour louer, vendre ou habiter restera interdite, ce problème restera virtuel.

""Tout le monde pense que c'est de leur faute et personne ne s'offusque de leur expulsion."

Vous êtes fatigant avec votre conception moralisatrice de l'économie. Il ne s'agit pas de s'offusquer ou de ne pas s'offusquer. Il s'agit de décisions économiques."

Et politiques, surtout. Pourquoi croyez-vous que 75% des français approuvent un gadget inutile et pathétique comme le plafonnement des loyers ? Le niveau des loyers est insupportable et les gens sont désespérés. Ils ont déjà oublié que la loi de 1948 n'avait rien changé. Quand le vrai prix ne peut pas être affiché il faut le payer quand même sous forme de dessous de table, c'est ce qu'on appelait la reprise. A la fin elle était même indiquée dans les petites annonces alors que la pratique n'a jamais été légale.

"Décision pour un investisseur de mettre en location, décision pour un locataire de ne pas payer son loyer parce que l'Etat le protège contre l'expulsion. Et en conséquence, décision des propriétaires de se retirer du marché de la location, qui devient non rentable et même dangereux pour le capital."

Même pas. Les propriétaires qui ne savent pas gérer les mauvais payeurs passent par des agences. S'ils cessaient de louer ils pourraient mettre en vente et alors on verrait baisser les prix.

""L'économie est une science. Ce n'est pas une affaire de "on dirait que" au comptoir du bar des amis. Des millions de pages ont été écrites par des savants qui ont étudié le sujet. Lisez-en un bout avant de dire des trucs complètement a-scientifiques qui ne se sont jamais vérifiés dans la réalité."

Justement nous discutons d'un des rares sujets qui fait consensus chez les économistes. Quand on parle du logement ils sont tous supply-siders. Aucun n'imagine possible de résoudre la crise sans libérer l'offre, c'est-à-dire la construction.

"Vos conceptions ont été appliquées depuis un siècle"

Vous rigolez ? Je vous dit que je suis contre les normes d'urbanisme malthusiennes.

Dominique

https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-classes-moyennes-exclues-de-paris-ont-ete-victimes-de-la-politique-danne-hidalgo_fr_5d24ad9ee4b0cfb595fc7b1d?utm_hp_ref=fr-politique

Paris naufragé par le socialisme.

Emmanuel Trogneux

Il y en a un qui s’en tire bien dans l’histoire, c’est l’employeur. Normalement, le salaire devrait permettre (entre autres) à un individu de se loger à une distance raisonnable de son travail. Grâce à l’interventionnisme étatique, l’employeur n’a plus ce souci ! L’Etat construira des villes nouvelles à perpette, créera des réseaux de transports en commun, financera des HLM… tout ça avec l’argent des contribuables. Tout ça avec son efficacité légendaire et garanti sans pots-de-vin.
Je persiste bêtement à penser que si la puissance publique ne mettait pas ses grosses pattes là-dedans, l’équilibre entre le besoin des employeurs d’avoir des salariés pas loin de leur travail d’une part, et le besoin des salariés d’avoir un logement pas loin de leur boulot, se ferait beaucoup plus efficacement…

Emmanuel Trogneux

Il y a quelque chose de vrai dans la contribution de RR. Le libéralisme réel nécessite une révolution, sans doute violente.
Je prends le cas de la Grande-Bretagne que je connais un peu. L'ensemble du foncier appartient à quelques grandes familles aristocratiques. Du fait du maintien du droit d'aînesse, ces domaines ne sont jamais démantelés. Ces familles n'ont ainsi aucun mal à garder très haut le prix du foncier, offert au britanniques lambda soit en location traditionnelle (à la semaine, tout de même), soit via des baux emphytéotiques.
Dans la petite ville touristique de Stratford-upon-Avon, chaque 31 décembre, un tiers des boutiques ferment. Toute l'activité des commerçants en faillite aura servi à payer le loyer du local. Il faut dire que les boutiques du centre-ville appartiennent toutes à la même personne... Ça aide. Les théoriciens libéraux m'expliqueront qu'il y a quand même un marché puisque le contingent de gogos se renouvelle chaque année, etc.
Mais le sujet n'est pas là : de quel droit le foncier appartient-il à cette personne ? De l'héritage, et jusqu'ici c'est normal.
Quelle est l'origine ultime de cette propriété ? Un mec ultra-violent qui, au Moyen-age, s'est approprié la terre à coup de massue, aidé par des sbires du même acabit. L'origine de cette propriété est donc mafieuse.
Pour instauré un "régime" libertarien, il faudrait donc commencer par confisquer toutes ces terres qui ont été volées il y a des siècles. Une authentique révolution...

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