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vendredi 19 juil 2019

Commentaires

Catoneo

*c'était il y a deux siècles*

Je crois obsolète aujourd'hui la classification Rémond du moins chez les générations montantes. Il y a une indéniable globalisation des esprits appuyée sur la morale naturelle qui s'est affranchie du compartimentage idéologique (faut que je demande à Sibeth Ndiaye si c'est français).
Ces générations n'achètent pas les concepts socialistes du passé dès lors qu'ils réussissent. L'esprit de gauche devient ainsi le marqueur de l'échec. L'effectif de LaFI est exemplaire des laissés-pour-compte par défaut de talent. Mais le souverainisme lui tient la main.
En fait, la mondialisation a basculé l'axe des pôles. Voir ce qu'il se passe à Hong Kong.

Robert Marchenoir

Distinction fameuse, ou fumeuse ? Je suis abasourdi qu'en 2019, des gens comme Zemmour, par exemple, commentent encore la politique avec cet outil antédiluvien.

A propos, le mot de libéralisme est curieusement absent de votre analyse...

Petite réponse
Bien vu. Dans le contexte, plus encore que dans le vocabulaire courant, le mot "libéralisme" se révèle ici trop polysémique. J'avoue que cette chronique est en fait une introduction au travail que vais publier sur Chateaubriand [pour qui les "conservateurs" seraient qualifiés aujourd'hui de... libéraux]. Pour ne pas se cantonner à l'époque de la Restauration, où les "libéraux" sont du côté des [très méchants] républicains, bonapartistes et autres jacobins, sous la IVe république ou aux débuts de la Ve, on peut coller cette étiquette sur Antoine Pinay ou Jacques Rueff. Puis vient Giscard qui se dit "libéral"... et ne l'est pas du tout au sens où je l'entends : +7% de prélèvements obligatoires en 7 ans, gouvernement de Barre compris.

Laurent Worms

Il me semble qu'au XXIe siècle, les catégories issues du XIXe siècle, et qui ont mené les pensées politiques du XXe, vont disparaître. En France ceci est illustré par les déconfitures des courants de gauches et des "Républicains", arrières petits fils du gaullisme. Les recompositions politiques sont en cours de développement et la situation politique actuelle n'est qu'une étape de transition.

Robert Marchenoir

@ Catoneo

"Ces générations n'achètent pas les concepts socialistes du passé dès lors qu'ils réussissent. L'esprit de gauche devient ainsi le marqueur de l'échec."

En partie seulement. En fait, l'une des nouveautés les plus frappantes de ces dernières décennies, à travers tout l'Occident, c'est l'émergence de cette nouvelle classe sociale : les riches de gauche.

C'est vrai chez les petits riches comme chez les gros riches. Pour un portrait de ces derniers, voir par exemple l'article de Vanity Fair sur Bernard Mourad, le banquier qui a poussé Emmanuel Macron vers l'Elysée :

https://www.vanityfair.fr/pouvoir/business/story/article-mag-bernard-mourad-le-drole-dami-du-president/4528

Ce qu'il reproche aujourd'hui à son ami, c'est d'être trop à droite... d'avoir été trop libéral sur l'ISF...

L'idéologie de gauche présente trois avantages décisifs pour les classes aisées, voire pour les très riches :

1. Elle leur fournit une excuse pour leur richesse. Oui oui oui je suis blindé de thunes, mais je suis généreux et j'aime les pauvres.

2. Vu leurs moyens, ils n'ont pas trop à souffrir des méfaits du socialisme, qui sont plus immédiatement perceptibles par des gens dans la gêne.

3. Lorsqu'ils sont très riches, financiers, à la tête de grandes entreprises, etc., ils trouvent un net intérêt à la collusion avec "l'Etat fort et stratège".

Il est plus facile de se ménager de juteux contrats et des réglementations anti-concurrentielles, en en rajoutant sur les lubies immigrationnistes ou écologistes des Etats (par exemple), que de faire croître son entreprise en luttant à armes égales sur un marché libre.

Les Etats étant déjà largement socialistes, vu leur étendue et leur emprise, de grands patrons (mais aussi des moyens...) sont tout naturellement amenés à se placer dans le sens d'où vient le vent.

Quant aux financiers, aujourd'hui ce sont les banques centrales qui ont la main sur le robinet qui fait monter la Bourse, et ces dernières sont dans la main des Etats.

N.

Il est cependant intéressant de voir que la défense de la patrie, de l'entreprise, du métier, de la propriété, de l'enracinement, de la région, de l'ordre et des libertés (voire même de la famille, du moins dans une certaine acception de ce mot) se retrouvent à des degrés divers dans le discours d'Emmanuel Macron. Il est peut-être abusif de rattacher ce dernier à la droite, mais on peut au moins y voir la marque de sa capacité à jouer les attrape-tout.

Catoeno

@ Robert Marchenoir

Les générations dont je parle sont celles qui réussissent normalement dans la vie de leur propre effort à partir d'un talent ou d'un diplôme, qui ont leur appartement à 30 ans, une voiture de 200cv et qui prennent 15 jours de vacances à Charm el-Cheik. Ils naviguent dans la mondialisation et prennent des postes n'importe où, si leur monde y prospère.
De gauche, ça ne rien dire pour eux, même s'ils ont compris que la participation aux mondanités caritatives est une clé qui tourne dans la serrure de la carrière (typiquement anglo-saxon).
Pas plus que Trudeau, Trump ou Jonhson, Macron ne les intéresse. Ils ont une morale de l'effort et du succès, c'est un monde neuf.
Ils faut leur parler pour les comprendre et mesurer le déclassement de l'ancien paradigme.

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