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vendredi 12 oct 2018

Commentaires

François Martin

On se demande bien pourquoi une baisse des dépenses publiques serait douloureuse pour les Français si elle consistait à réduire les gaspillages, les détournements et les subventions de complaisance.

On devrait pouvoir trouver ainsi, facilement, plus de milliards que Pécresse et Wauquiez.

Dominique

Oui encore un effort : 50 milliards sont comme un tout petit coup de rabot sur la dépense publique. Surtout sur plusieurs années. Deux exemples :

le "déficit de la Sncf" cumulé à 60 milliards peut être effacé en quelque mois en revendant le parc immobilier de la Sncf, qui n'a pas vocation à louer des appartements aux cheminots. Sa valeur est précisément de 60 milliards. Au lieu de cela la Sncf procédera à de nouveaux investissements immobiliers locatifs !

Et l'énorme budget social doit être analysé ligne par ligne : 600 Milliards d'euros c'est exactement le budget militaire des Usa (700 millards de dollars) avec 200 bases entrenues outre - mer, plusieurs guerres
en cours et des F35 (le nouvel avion Us) à 200 millions d'USD pièce.

Vous pouvez chercher dans les Comptes Annuels de la Nation vous ne trouverez aucun document financier qui soit analytique, et qui permette de réfléchir sainement.

De qui se moquent on ?

Petite précision
Les "60 milliards" d'actifs immobiliers de "la" SNCF me semblent une valeur bilancielle fictive, comprenant les voies. De toute façon, la réalisation de ce genre d'actifs vendus par les Domaines est rarement rapide, même quand il s'agit de beaux immeubles. Cela étant, en effet, "on" se moque de nous.

Dominique

Puisque Berry et l'Insee nous condamnent à ne connaître que des agrégats,: 600.000.000.000 d'euros à financer par 16.000.000 de travailleurs du secteur productif privé, (1) cela donne 37.500 euros par travailleur qui devrait être affectée au "Social que le monde entier nous envie". Ce qui est évidemment impossible ... autant qu'extravagant!

Bercy et le Trésor, depuis des lustres, s'en sortent par l'accroissement de la Dette nationale. Pour cela des agents du Trésor vont jusqu'en Albanie chercher des sous pour boucler les fins de semaines. Objectivement la France est en cessation de paiement non déclarée.


(1) Il y a quelques entreprises semi- publiques qui produisent et dégagent des résultats. J'ai simplifié, faute de données. Et cela ne changerait pas l'ampleur du désastre.

Dominique


https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=3&ved=2ahUKEwiRqPissoHeAhVJWxoKHQX5CwoQFjACegQIBxAB&url=https%3A%2F%2Fwww.sncf.com%2Fsncv1%2Fressources%2Freports%2Fgroupe_sncf_rapport_financier_2017.pdf&usg=AOvVaw3YAgzJz_zgw7vUn6jgBKnP

Pour télécharger le pdf des comptes SNCF

Merci de m'avoir rectifié et je prie les lecteurs de L' Insolent de m'excuser.

J''avais analysé les 200 pages de ce rapport annuel des comptes 2017. Dans cette brosse à reluire sur la "qualité" le "Social"et "l'evironnement" etc on trouve néanmoins des données intéressantes :

La SNCF dispose d'un parc locatif de 100.000 logements ! Le Figaro annonçait qu'elle en a cédé 4.000 pour la somme de 1,3 milliards : de beaux appartements de fonction ?

En estimant une valeur unitaire de 100.000 à 200.000 eur pour les autres 100.000 appartements dont 37.000 en Ile de France cela ferait 10 à 20 milliards de recettes sur cette seule ligne de dépenses.

Le réseau est de 30.000 km (seulement) et chercher sa valeur est difficile. En 1997 un rapport d'audit externe estimait à près de 30 milliards. Ce qui est peu au regard du déficit de l'époque : 200 millards.

La Sncf reste un cas d'école de l'entreprise publique à la française : un scandale. Mme Valérie Pecresse pourrait prendre la succession de G. Peppy : une énarque "au charbon" pour "renverser la vapeur" ?

Pierre Allemand

Pour réduire le train de vie de l'État, il faudrait commencer par demander à chaque ministère un plan de réduction de ses dépenses précisément chiffré par exemple de 5 % par an, sur 10 ans, ce qui nous amènerait à une réduction globale d'environ 40 %, et à analyser les résultats tous les ans.. En effet, on ne regarde jamais le réalisé, et on aurait probablement des surprises..

N.B. L'emploi à vie des fonctionnaires est une fiction. Il n'est prévu dans aucun texte. Les fonctionnaires peuvent être licenciés comme dans le privé s'ils n'y a pas de poste disponible.

Catoneo

La quasi-totalité du problème réside dans le périmètre de l'Etat ; le solde dans sa mauvaise gestion (déficit primaire et charge de la Dette).

Pour certains politiques (de gauche et du centre), vouloir le réduire est arrogant vis à vis des "souffrances du peuple". Mais quand la droite est au pouvoir, elle ne bouge pas plus par clientélisme démocratique, l'essence même du régime parlementaire.

C'est pourtant l'extension du domaine étatique au-delà du périmètre régalien qui met en péril les comptes publics ; outre l'effet de foutoir inextricable de la myriade de "services rendus".

Quant aux comptes associés (maladie, retraites, chômage) ils devraient être à l'équilibre voire mieux, pour anticiper les phases de récession économique.

Tous les peuples d'Europe ont compris cela. Même les Grecs, mais nous sommes plus forts que tout le monde.

Robert Marchenoir

"Le modèle des services publics à la française a quelques admirateurs avoués comme Ziouganov chef du parti communiste russe reconstitué."

J'ignorais ce détail croquignolet. Mais en effet, ce qui est frappant avec la Russie-de-Poutine, ce sont les similitudes avec l'anti-modèle français.

- Lois anti-discrimination, anti-extrémistes et sanctions judiciaires pour opinions déviantes exprimées sur Internet (je mets ce point en premier, parce que le contraire est en général allégué, par les poutinistes, pour nous faire l'éloge de leur néo-URSS).

- Existence d'une "Russie périphérique" (je paraphrase le non-géographe mais vrai gauchiste Christophe Guilluy) au-delà de Moscou et Saint-Pétersbourg, où "la ruralité" (comme disent les cuistres en France) connaît des conditions de vie de niveau africain.

- Irresponsabilité de l'Etat, qui a toujours raison.

- Absence d'Etat de droit : lois et tribunaux n'ont aucune importance, les règles officielles sont là pour faire joli, tout marche à la corruption, ce qui compte est qui vous connaissez, pas ce que vous faites.

- Si vous êtes dans les petits papiers de l'Etat, tout vous est permis.

- Dans le cas contraire, l'Etat n'hésitera pas à déchaîner ses dogues contre vous (contrôles fiscaux à motif politique en France, "justice" et milices privées en Russie).

- Rage des jeunes générations, qui ne voient aucun ascenseur social qui leur soit ouvert, à moins d'appartenir à une famille de militaires ou de policiers (en Russie), de politiciens, d'artistes ou de journalistes (en France).

- Fuite des cerveaux, l'élite de la nation faisant tout pour émigrer -- et se contentant d'en rêver pour les autres : entrepreneurs, ingénieurs, scientifiques, professeurs d'université... quittent en masse la Russie -- et la France.

- La fonction publique est le seul secteur "d'activité" privilégié. Le seul "débouché" consiste à devenir fonctionnaire.

- Conditions de vie d'un luxe insolent pour les politiciens, pauvreté voire misère pour une grande partie de la population.

- Foi irraisonnée dans l'homme fort, le chef à poigne qui met ses couilles sur la table et va nous régler tout ça (quitte à prendre quelques libertés avec la loi et le droit des gens).

- Fascination pour les criminels, culture criminelle imprégnant la société (poids des Vory v'zakone issus du Goulag en Russie, admiration pour Jacques Mesrine et Redouane Faïd en France).

- Evasion hors d'une réalité domestique lugubre, par des rêves futiles de grandeur internationale.

- Mentalité obsidionale, paranoïa, la doulce France et la sainte Russie sont pareillement encerclées d'ennemis acharnés à sa perte -- le grand Satan américain au premier chef.

- La population sombre dans l'irrationnel et le complotisme.

- La sauvagerie des relations sociales est la contrepartie de la culture du mensonge et du mépris entretenue par l'Etat depuis toujours.

- La télévision déverse une propagande d'Etat outrageusement orientée ; Internet est le refuge des esprits libres.

- L'organisation économique est le capitalisme de connivence -- versant dans le banditisme et l'Etat mafieux dans le cas russe.

Et j'en oublie certainement.

Dominique

http://thetimelessride.com/US/Eurasia/Western%20Russia.html

La Russie vue par un voyageur au long court : Hubert Kriegel qui fut mon ami - RIP - fit le tour du monde, d'ailleurs sur un side car de fabrication russe de marque Ural, ( parce que le seul au monde à disposer de la roue du side qui soit motrice ). J'avais noté que le couple russe qui dirige cette marque de motos s'est iinstallé sur la côte ouest des EUA.

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