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lundi 15 déc 2014

Commentaires

MP

Pour obtenir leur TGV, les alsaciens n'ont pas eu trop de mal avec la tutelle jacobine des "welsche", pardon, des "français de l'intérieur" ? (car les alsaciens croient manifestement que seule leur région est frontalière avec un autre pays, pour appeler ainsi leur compatriotes)

Ayant une partie de mon entreprise dans cette région, j'appelle de mes voeux l'indépendance alsacienne : salaires plus bas, droit du travail moins contraignant, etc...

De même pour "Breizh" où je passe toutes mes vacances : une monnaie locale, avec un taux de change bien favorable, ne serait pas pour me déplaire.

Le bateau coule, les rats quittent le navire..bon vent à eux !
La France est trop grande, depuis trop longtemps.

La mienne se limite à ses frontières historiques : la Seine, la Marne, l'Ourcq, l'Aisne et l'Oise.

Que le reste devienne, au choix, espagnol, italien, allemand, ou britannique, peu m'importe !

Dubitatif

"France, [...], qui avait laissé faire l’annexion par les nazis et l’incorporation de force,..."
Le crooner du Carlton n'avait rien pu faire ?
Pour la Savoie, diminué par l'immigration intra-française et européenne, le désir d'autonomie est faible, (1%).

Petite réponse
1. Sur ce que dit Mme Munchenbarr, c'est à elle qu'il faut répondre et adresser vos commentaires. J'ai souvent entendu ce reproche dans les propos des Alsaciens que je connais. Je vous rappelle ce que j'écris dans mon livre sur l'Alliance Staline Hitler, et que les historiens passent sous silence : Strasbourg avait été évacué de ses habitants pendant la "drôle de guerre". Les Alsaciens "évacués" en ont gardé un très mauvais souvenir.
2. Les revendications identitaires régionales ne se résument pas à "l'autonomisme", programme du seul parti "Unser Land", forme la plus radicale du mécontentement en Alsace [le "séparatisme" ne s'exprime qu'en Corse sous l'étiquette "nationaliste"]. En Savoie il s'agit de la reconnaître comme région.

mersenne

quel est donc cet énigmatique "crooner du Carlton"?
j'apprécie, encore une fois, la prose de MP.
De grâce cessez d'évoquer Sarkozy qui sur ce sujet comme sur tous est un clown!
Pour ce qui est du fond,je crois que "l'affaire alsacienne" n'est qu'un montage qui dure depuis plus d'un siècle. Actuellement je crois qu'elle sert de monnaie d'échange : tu me donnes tes sous et je te rends tes territoires. Sachant que les allemands sont beaucoup plus attachés à l'Alsace que les français dont l'attachement est très artificiel, très fabriqué, montage d'après 70...
De tout temps, la femme s'est livrée à la prostitution quand elle ne pouvait rien faire d'autre. Et les allemands aussi patauds soient-ils n'ignorent pas cela!
La perfidie des femmes rend les hommes brutaux, tout le monde sait çà!

Dubitatif

Charles Buttner : "il adressait le 21 décembre (?!) une lettre ouverte".
Un petit développement sur cet espace rhénan ?
Cela me rappelle votre excellente étude sur l'Arc Alpin : Padanie, Suisse rhodanienne, Savoies, Croatie, Slovénie etc.

Sparte

Lorsque je vais en Alsace je ne manque pas de me recueillir devant les Monuments aux Morts : autant pour le souvenir des hommes qui ont donné leur vie de gré (ou de force pour les "Malgré-Nous"), que par la stupéfaction qui est mienne lorsque je compte - je ne peux m'en empêcher et cela n'a rien de morbide - le nombre des Alsaciens tombés pendant la campagne de France, et de ceux tombés sur le front soviétique. Il y a les Morts d'avant l'armistice et Ceux d'après ! Souvent il y a deux chapitres distincts gravés. Les chiffres sont effrayants ramenés à la population des villes et villages.

Cela on ne l'apprend pas dans nos manuels d'histoire.

Et l'on voudrait mépriser les Alsaciens, et araser les particularités juridiques, économique et religieuses de leurs départements (j'ignore d'ailleurs ce qu'il en est de la Lorraine) ? Les Lorrains ont eux aussi beaucoup donné, de leur sang.

Cette république parisienne, jacobine, et gauchiste est vraiment méprisable.

Catoneo

Que la concertation des zélites n'aboutisse à grand chose en matière de régionalisation ne surprend pas, la déconcentration de l'Etat ayant fait naître des satrapies républicaines où mettre la division II de notre trop nombreuse classe politique.
Le seul outil de réorganisation est le référendum sur une carte dessinée au crayon du bon sens. On en est loin.
Qu'attend encore l'Alsace de la France ?

Coriolan

- "Des fiefs aux régions", Nouvelle Revue d'Histoire numéro 11, Mars 2004.
- Ronan Larvor et Erwan Chartier Le Floch, "La France éclatée?" Régionalisme, autonomisme, indépendantisme. Coop Breizh, 2004.

Zwingli

Il faut voir comment Louis XIV s'y est pris pour "rattacher" l'Alsace. Chose intéressante et mal connue: à cause de ce comportement brutal, démontrant une totale absence de sensibilité pour les coutumes d'une vieille terre d'empire, cette annexion a fait rater à Louis XIV son élection impériale. Eh oui! Vous avez bien lu: empereur romain, du saint empire romain, et germanique. Car il faut savoir que Louis XIV ambitionnait cette couronne impériale pour lui-même ou le dauphin, et dans ce but il avait déjà acheté la plupart des princes électeurs allemands. Colbert avait négocié ça avec Leibniz du côté allemand. Mais quand les princes allemands ont vu comment Louis XIV en usait avec l'Alsace, ça a ruiné toutes ses chances d'un seul coup. La révocation de l'édit de Nantes a aussi pas mal défrisé les princes protestants, mais c'est l'occupation de Strasbourg qui a pesé le plus lourd pour faire échouer le projet. En janvier 1690 l'archiduc Joseph, fils de Leopold, Habsbourg, devint roi de Rome alors que ce titre était prévu pour le dauphin.

Dommage, car un roi de France empereur allemand, cela aurait pu permettre de faire l'Europe déjà à l'époque.

(Si quelqu'un est intéressé je tiens à sa disposition une documentation sur cet épisode historique dont Malet et Isaac ne parlent pas. Ah... l'historiographie franco-française...!)

L'Alsace n'est ni française ni allemande. Elle est alsacienne et terre d'empire. Si j'étais alsacien je serais séparatiste et, puisque l'Europe de Bruxelles est définitivement un fiasco, je serais pour le rattachement à la Suisse. Une idée qui fait son chemin aussi dans le Vorarlberg (petite province autrichienne de langue alémanique aux bords du lac de Constance), la vallée D'Aoste, la Haute-Savoie, et même la Forêt noire (sud du Land de Bade Württemberg).

Mais je ne pense pas que l'Alsace pourra se débarrasser de la domination française (qui lui suce sa substance fiscale pour engraisser la kleptocratie parisienne). Car Marine Le Pen sera bientôt présidente, j'en suis certain. Jacobine comme elle, ce sera la fin des beaux espoirs de régionalisme européen pour les provinces comme l'Alsace, la Savoie, la Bretagne, etc.

dominique

Les liens dans les apostilles ne fonctionnent pas ?

Petite réponse
Merci de votre vigilance. Ils sont rétablis. Bon dimanche.

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