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mercredi 22 sep 2010

Commentaires

Dominique Perignon

Salaire d'Anne Lauvergeon :
"on parlait de 305 000 euros de salaire fixe et 122 000 euros de part variable".

Faute de préciser s'il s'agit de chiffres annuels (à la mode anglo-saxonne) ou mensuels (à la mode française), ceci ne veut rien dire...

Jean-Gilles Malliarakis

@ Dominique Pérignon

Merci de poser la question.
Je pense que vous ne réalisez pas les rémunérations que s'octroient les prédateurs...
S'il s'était agi d'un salaire annuel la cour des comptes n'aurait rien dit.
Pour votre documentation, voici l'article de Libé du 4 septembre 2002:

Anne Lauvergeon, patronne dans la ligne de mire

La PDG d'Areva placée «sous surveillance» par Bercy.

Anne Lauvergeon a été la sherpa de François Mitterrand au début des années 90 ; elle préparait les sommets internationaux du président de la République. Autant dire que la pédégère d'Areva, le géant français du nucléaire, est plutôt cataloguée à gauche. Est-ce un obstacle pour continuer à diriger un groupe contrôlé par l'Etat, alors que la droite a pris le pouvoir ? Comme pour beaucoup d'autres patrons d'entreprises publiques nommés par la gauche ou ayant exercé sous le gouvernement socialiste, la chasse semble ouverte. Ainsi, malgré un démenti du gouvernement, le départ de Martin Vial, patron de la Poste, semble acquis (Libération d'hier). Le compagnon de l'ex-secrétaire d'Etat au Budget du gouvernement Jospin, Florence Parly, se voit reprocher des pertes en 2001. Michel Bon pourrait connaître un avenir équivalent (lire ci-dessous) : le sort du PDG de France Télécom semble suspendu au règlement du dossier MobilCom, filiale allemande de l'opérateur, en grandes difficultés financières.

«Très coûteux». Selon les Echos d'hier, l'avenir d'Anne Lauvergeon est donc lui aussi en suspens. Le quotidien économique révèle que la Cour des comptes a adressé plusieurs reproches à la direction d'Areva et que Bercy a placé la patronne du groupe nucléaire «sous surveillance». En cause, le salaire d'Anne Lauvergeon, de 427 000 euros (305 000 fixes et 122 000 variables). La Cour des comptes estime, dans un rapport encore confidentiel, qu'il représente «17 % de plus que le mieux payé des présidents d'entreprises publiques, France Télécom, société du CAC 40, réalisant un chiffre d'affaires plus de cinq fois supérieur à celui d'Areva». De plus, Anne Lauvergeon aurait obtenu de recevoir une indemnité de deux ans en cas de rupture anticipée de son contrat, ce qui pourrait être «très coûteux pour l'entreprise».

Dans le même temps, la direction d'Areva a subi aussi des critiques de la part du Trésor et de la Direction générale de l'énergie et des matières premières, à propos d'une prise de participation dans le groupe Sagem. Dans une lettre envoyée au président du conseil de surveillance d'Areva, avec copie à Anne Lauvergeon, l'administration de Bercy s'étonnait que la décision ait été prise sans les prévenir. Devant tous ces reproches, certains en sont déjà à évoquer un successeur à Anne Lauvergeon. On cite notamment François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France à Washington. Ce proche de Jacques Chirac a pour lui d'avoir fait une partie de sa carrière à la Cogema (aujourd'hui filiale d'Areva).

«Petites choses». Du côté d'Areva, on minimise les critiques en expliquant avoir respecté les règles. Concernant la rémunération d'Anne Lauvergeon : «Cette dernière est proposée par le comité de rémunération du groupe et décidée par l'Etat. Elle est peut-être plus importante que d'autres présidents de groupes publics, mais bien en deçà de postes équivalents dans le privé», explique Jacques-Emmanuel Saulnier, porte-parole d'Areva. Idem pour les indemnités de départ, décidées par l'Etat. Quant à la prise de participation dans la Sagem, Areva n'était pas obligé de prévenir l'Etat, puisque l'opération a été pratiquée via une filiale. «Ce que je retiens de tout cela, fait remarquer Jacques-Emmanuel Saulnier, c'est qu'on pointe des choses sans importance et que les choix stratégiques et industriels ne sont pas contestés.»

Anne Lauvergeon a déjà été reçue deux fois par Francis Mer, le ministre de l'Economie. Après l'article des Echos, le locataire de Bercy s'est fendu d'un coup de fil à la patronne d'Areva. «Il lui a expliqué qu'elle n'avait pas à se soucier de ce qu'il y avait dans les journaux», faisait-on savoir du côté du groupe. Fausse alerte, alors ? Pas si sûr. Hier, Bercy n'était pas prêt à lever les ambiguïtés sur le sort de la pédégère d'Areva. Aucun porte-parole ne souhaitait s'exprimer sur le sujet.

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