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lundi 18 juin 2007

Commentaires

Claude Guillemain

Politiques et électeurs de gauche exultent. Tel le collégien qui pensait avoir 5/20 et qui voit la note de sa copie à 8/20! Eh bien s'ils se contentent de ce niveau de nullité , moi, sarkozyste, j'en suis particulièrement réjoui. Espérons qu'à chaque nouvelle élection, tous les français de gauche et de droite serons ainsi heureux épanouis et comblés avec une droite à 53 et une gauche à 47%

Caton

Les électeurs ont voulu sanctionner la "fausse droite" et la manipulation éhontée de l'alternance par l'UMP transformé en véritable parti unique par Chirac puis son émule Sarkozy. Devant l'accumulation de camouflets administrés par le nouveau gouvernement en quelques jours aux électeurs dits de droite, l'abstention ne pouvait que revenir en force. En fait de rupture, on aura droit à une mauvaise opérette jouée par le couple Royal et à une grandiloquente cohabitation orchestrée de toutes pièces par notre mini Président qui se rêvent dans les habits du monarque absolu reignant sur une France non plus intégralement catholique mais maçonnique de gauche sous les dorures de Versailles. En fait de ridicule, la France va être servi magistralement par cette quirielle de guignols ravis de pouvoir profiter d'un nouveau tour de manège généreusement offert par tous ces imbéciles éternellement dupés par le jeu démocratique.

gourbetian

Tout d'abord une question.
Peut on tirer des conclusions de ce scrutin, avec 40% d'abstention? Si oui, on peut dire dès à present que l'état de grâce est terminé et que les réformes qui sont, pour moi, indispensables à mettre en route, risquent de voir le jour de façon eédulcorée.
La droite a gagné, mais on ne le dirait pas en écoutant les radios et les télés. L'Assemblée va être une chambre d'enregistrement, une fois de plus, aux ordres du Président qui risque de se transformer, si ce n'est déjà fait, en chef de parti jusqu'aux prochaines élections et il y en a presque une tous les ans jusqu'en 2012.
C'est cet objectif que vise Ségolène et c'est pour cela qu'elle vire de chez elle Hollande, avant de le virer de la présidence du PS.
Aussi, je pense que l'annonce de cette séparation ,fait partie d'une stratégie de conquête du pouvoir, non pas par des idées ou des programmes, mais par une "peopolisation" de la vie politique.
Car l'électorat à gagner est peu politisé, jeune, urbain et un peu bobo comme on dit. Très sensible au look, aux rumeurs et autres potins qui entourent et accompagnent la politique aujourd'hui, c'est l'opinion de demain, celle qui sera appelée à voter pour désigner entre autres, les députés, les maires, le président.

Constantin


En réalité, si la bi–partisannerie électorale ne s'affirme pas tout à fait, elle est en quelque sorte subsumée par la bipolarité politique, qui est, quant à elle, quasiment établie de fait. Ce phénomène a été accéléré par le déclin lent mais heureusement sûr du PCF, à gauche, et par la création de l'UMP, à droite. Mais connaissant les palinodies et les insondables esprits de la plupart des électeurs, il est de toute façon imprudent d'envisager le parachèvement d'une quelconque bipolarisation partisane du paysage politique français, à la façon de ce qui est visible chez nos amis espagnols, américains ou peut-être britanniques, l'exemple italien ou allemand se rapprochant du nôtre.

Concernant les résultats électoraux de dimanche dernier, de mon strict point de vue, ce fut une "défaite" pour la droite. Pourquoi ? Evidemment, la droite classique a obtenu la majorité absolue des sièges plus une cinquantaine. Le Nouveau centre rallié (Parti social libéral européen) a presque récupéré le nombre de sièges que l'égocentrique Bayrou a voulu offrir, sans le dire, à la partie gauche de l'hémicycle, en attendant pour lui de ramasser plus tard la mise, à la faveur de l'effondrement de la droite classique si elle
échoue et de l'éclatement vraisemblable du PS malgré sa vaguelette.

Cependant, la gauche s'est spectaculairement redressée entre les deux tours de ces législatives ; au lieu de perdre une demi–centaine, voire plus, de sièges, elle l'a gagnée au contraire. De plus, alors que nous pouvions espérer l'hécatombe des éléphants et même des éléphanteaux du PS (tel l'opportuniste, l'arriviste, l'arrogant, le prétentieux… Montebourg), sans compter l'exclusion ou la quasi-exclusion des communistes de l'Assemblée, ils ont non seulement échappé au raz-de-marée, mais ils ont surfé sur son contraire. Sans compter l'« affreux Juppé » comme vous avez aimé à l'écrire parfois, cher Jean-Gilles, dans vos délicieux bulletins, ce sont, à l'inverse, certaines personnalités
de droite et un ou deux ministres, sinon plus, du gouvernement Villepin qui ont été battus dans le fief que chacun d'entre eux a cherché à conquérir ou à reconquérir.

De plus fort, la gauche dans son ensemble (y compris les staliniens communistes, et les trotskistes verts qui veulent liquider le patrimoine de la France et elle avec) a réalisé des scores humiliants pour la droite. Mamère a décroché plus de 60 % des suffrages exprimés dans le département de la Gironde, deux de ses compères ont obtenu plus de 55 % dans le département de la Seine. Bocquet a décroché près de 70 % dans le département du Nord, tandis que Strauss-Khan, qui a toujours l'oeil noir quand il dénonce les propres défauts de sa politique dans celle de la droite, a souillé le département du Val-d'Oise en en remportant à nouveau, alors qu'il y était menacé, la huitième circonscription. Les socialistes ont conquis deux des quatre circonscriptions de Lyon intra-muros comme cela ne s'est pas fait depuis des décennies. Vauzelle, qui sévit et règne scandaleusement sur le conseil d'une région (Provence-Alpes-Côte-d'Azur) très
majoritairement à droite, a retrouvé son siège de la seizième circonscription du
département des Bouches-du-Rhône. Quelle horreur ! Pourtant, tous ces vulgaires
personnages étaient sur des sièges éjectables ou imprenables !

Le caractère populaire de certains de ces districts et l'abstention absolument record des électeurs à ce type de scrutin, depuis que le suffrage universel existe, n'expliquent pas entièrement ces petits désastres dont je n'ai cité que quelques exemples, d'ailleurs non pas tous forcément emblématiques. Que serait-il advenu si 109 députés de droite (un tiers du total à l'arrivée !) n'avaient pas été élus dès le premier tour… ?

Reste à formuler le vœu que le nouveau président n'abandonne pas pour autant son énergie et les quelques bon passages de son programme, en rase campagne ! Dans la mesure où jamais la droite nationale n'arrivera au pouvoir – et une éventuelle alliance avec la droite classique n'est pas pour demain –, et dans la mesure où la démocratie chrétienne française, dévoyée, gauchisée et sacrifiée sur l'autel des seuls intérêts du chafouin Bayrou, n'égalera jamais – si elle n'est pas morte – en volonté, en audace et en
efficacité la droite conservatrice et/ou libérale, nous sommes pour ainsi dire condamnés à souhaiter le succès des majorités présidentielle et législative. Gare ! le retour de la gauche, qui est une catastrophe en soi, guette toujours. L'entre-deux tours nous en a donné un avant-goût glacial à l'approche même du solstice d'été.

Constantin D., étudiant, 26 ans.

Marc

Ce qui me parait le plus intéressant dans les résultats du deuxième tour, c'est la confirmation de la "régionalisation" des comportements électoraux.
Quoique celle-ci ne date pas d'hier, on observe que certains départements qui conservaient encore quelques élus de Droite "virent" totalement à Gauche, et vice-versa.
A propos de scores "humiliants", voir ceux de la Gauche dans certaines circonscriptions du Nord et de l'Est dont l'électorat est majoritairement populaire.

Ce fossé qui se creuse à nouveau entre "France rose" et "France bleue", France "urbaine" et France "peri-urbaine et rurale" me semble porteur d'évolutions politiques prometteuses.
La contre-révolution se nourrit toujours aux marges.

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