Ma Photo

Présentation de l'Insolent

  • Le site de L'Insolent est alimenté en toute liberté par les chroniques d'actualité sociale, culturelle, économique et politique rédigées par JG Malliarakis.

Puisque vous aimez l'Insolent

Contact

« Vraies et fausses victoires | Accueil | Les Français sont-ils correctement informés ? »

vendredi 12 mai 2017

Commentaires

Dubitatif

L'UE n'en finit pas d'importer des envahisseurs en méditerranée.

Catoneo

Si on s'adosse au fond du fauteuil pour prendre du recul, l'élection du "démon-Macron" se justifie déjà par tout ce qu'elle interdit, et apporte à l'imaginaire collectif, appelé peuple, l'impatience de la nouveauté. C'est beaucoup pour une opération de trucage comme une élection présidentielle.

Qui aurions-nous eu sinon ? ce n'est pas la bonne question. Que serait-il advenu si Nicolas Sarkozy était resté peinard au Cap Nègre ? Il n'y aurait pas eu des primaires à droite pour le sortir du jeu et le candidat naturel désigné par les enquêtes d'opinion, Alain Juppé, aurait fait jeu égal avec le candidat de la haute bourgeoisie socialiste. Le résultat aurait été serré comme dans une démocratie à la mode de Westminster.
Il est amusant de voir aujourd'hui le programme législatif de M. Baroin décalqué sur celui d'Alain Juppé avec quelques ajustements à la marge. Ils ont perdu beaucoup de temps avec le jouet "primaires".

Pour le reste, l'état-major du Front national a marqué sa déconnexion complète des réalités ; on peut en attendre le reflux en juin puisqu'il n'aura pas un seul candidat en face de lui mais une multitude. Son socle était à 20% avant démonstration de son impéritie. Il pourrait finir à 15% ou moins, avec une petite trentaine d'élus arrachés aux 45 circonscriptions où Marine Le Pen a battu Emmanuel Macron.

minvielle

Oui, bien sûr, les chiffres... 66,6 de suffrages pour Macron, 666 soutiens pour Mélenchon, si j'ai bien le compas dans l'œil! Reste, cher Monsieur, un espoir, c'est que les députés deviennent des medias réels des électeurs et le portent à la chambre, deviennent justes et pragmatiques, à l'écoute. Le poisson pourrit par la tête, mais l'humus donne des arbres.

Zwingli

Personnellement je suis écoeuré et confus. Je n'y vois plus très clair.

J'espérais, malgré tous ses défauts, l'élection de MLP pour mettre le bazar puisque de toute façon ce système est pourri et qu'il faut le bazarder. Si j'avais été français j'aurais voté MLP pour casser la baraque, en étant pleinement conscient de son incompétence. Mais ça ne peut pas être pire, alors, pourquoi pas elle?

Macron a un certain brio mais je lis son élection comme l'allégeance de la masse face au vrai pouvoir en place. De fait, la soi-disant démocratie c'est que le peuple sent où est le vrai pouvoir (ici les médias, la finance) et il manifeste rituellement, par le truchement du suffrage universel, son consentement à se soumettre à ce vrai pouvoir, qui est un pouvoir de fait. Et les gens accomplisse ce rite d'allégeance parce qu'ils n'ont pas la force, ni l'énergie, ni le courage, ni le goût de défier le désordre établi.

C'est ce qui s'est passé: Macron est adoubé par les Rothschild, par l'écrasant unanimisme des grands médias appartenant à la finance. Ce message a été lancé à l'opinion qui l'a décrypté 5 sur 5. Et les gens se sont dits: comme nous n'avons pas les couilles de faire la révolution pour nous libérer de cette oligarchie, prosternons nous devant le champion qui nous est proposé par nos maîtres.

C'est ainsi que, dans cette confusion écoeurante, je lis le résultat de cette élection.

Certains avaient espéré que la souffrance du peuple français soit telle que les gens, comme on se retourne dans son lit parce qu'on ne trouve pas le sommeil, élisent MLP pour que ça change. N'importe comment, mais que ça change. Mais les Français n'ont pas osé le changement. On leur a dit que ce serait 'renverser la table', on leur a fait peur, on les a intimidé, on leur a dit: "faites ce que vous voudrez mais votez Macron", et ils se le sont tenu pour dit.

Ils se sont soumis, car ils sont timorés.

Ce que nous dit Jean-Gilles Malliarakis qui semble extrêmement sceptique sur les chances de succès de ce mannequin, me semble bien vu. Le mécontentement va aller croissant. Il y aura des troubles sociaux, une pétaudière parlementaire. Le pays peut devenir ingouvernable.

Personnellement j'aimerais que dans tout ça un césariste intelligent, porteur d'un projet conservateur, (une sorte de 'Marion Maréchal nous voilà', ayant l'étoffe d'un homme d'état apparaisse et profite de tout cela pour saisir le pouvoir et remettre le pays sur les rails. Mais cela n'est pas possible, s'il n'y a pas vacance du pouvoir. D'ailleurs je ne vois pas de Bonaparte dans le personnel politique actuel, sauf, peut-être, ce petit Macon avec sa Joséphine rigolotte. (Elle est vraiment rigolotte cette petite femme là, toujours en minijupe à son âge! Très française.) Malheureusement ce qui me débecte chez Macron c'est qu'il est un Napoléon post-moderne, sans frontièriste, immigrationiste, métisseur, gay friendly et tout.

Donc je pense que la France va s'enfoncer encore un peu plus dans la décadence, avec des troubles sociaux, des violences, et si elle doit s'en sortir ce ne sera pas par des élections mais peut-être dans la douleur, à cause de l'anarchie causée par des émeutes incontrôlables, à la suite d'une guerre mondiale peut-être, avec occupation du territoire, désorganisation totale, perte de contrôle de l'état, exodes, ou à la suite d'un soulèvement populaire ou de tout celà en même temps.

Je doute beaucoup de la possibilité d'une issue modérée et raisonnable. Le pape Pie XII, dont j'ai cité une prophétie sur ce blog récemment, me parait avoir été très réaliste quand il disait: "...pour ne pas mourir, la France changera de régime sans douceur."

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.