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mercredi 12 nov 2014

Commentaires

Brun

Permettez moi de ne pas être d'accord en ce qui concerne "l'incompétence" de Clémenceau pour ce qui concerne le traité de Versailles. En digne franc maçon qu'il était, Clémenceau a voulu profiter de la défaite des empires centraux pour mettre à bas les Habsbourg, catholiques stricts et donc cible idéale pour cet anticlérical notoire.Je renvoie au livre, et pour cause maintenant introuvable de F. Fejtö, Requiem pour un empire défunt, sur ce sujet.On a vu le résultat, avec la "rebalkanisation" des Balkans, au prix de massacres perpétrés avec le consentement plus que tacite des "démocraties"

mersenne

C'est une bénédiction que de pouvoir lire votre exposé! Ces phrases où la beauté et l'intelligence se ressemblent m'émeuvent et je vous en remercie!

LOTHAR

Clemenceau, la nausée. Oui, il convient de ne pas oublier le livre de François Fejtö, "Requiem pour un empire défunt".
Et,refuser de souscrire à cette adulation pour Clemenceau le malfaisant. Voir le portrait qu'en a donné l'excellent Arthur Conan Doyle dans "Visite sur les trois fronts" (Les Belles Lettres, Paris, 2014).
Doyle relate sa rencontre en ces termes : "Hier, j'ai rencontré l'un de ces hommes de pouvoir - M. Clemenceau, jadis président du Conseil des ministres, à présent destructeur de gouvernements. C'est par nature un destructeur, incapable de rebâtir ce qu'il a démoli. Avec sa force personnelle, son éloquence, sa voix de stentor; sa plume acerbe, il pourrait aénantir toute politique, mais il ne prendrait pas même la peine de suggérer une alternative. Alors que j'avais devant moi son visage de vieux boxeur 'il ressemble remarquablement à Jem Mece Mace (célèbre champion de boxe bitannique) tel que je me souviens de lui, vers la fin de sa vie); ses yeux gris pleins de colère et son sourire malfaisant, brutal, je lui ai trouvé l'air d'un homme très dangereux. Ma conversation avec lui, si on peut appeler conversation le rapprochement d'un ruisseau et du Niagara, portait sur l'injustice du taux de change anglais; selon moi, cela ressemblait fort à se plaindre du baromètre. Mon compagnon qui a oublie davantage d'economie que Clemenceau n'en a jamais connu, était sur le point de demander si la France était prête à accepter le rouble à sa valeur faciale, mais la voix rugissante, comme un phonographe sonore à l'aiguille émoussée, submergea tout raisonnement. Nous avons nous aussi nos hommes danger eux, mais aucun qui soit de la même catégorie que Clemenceau. Ces hommes mettent en rage ceux qui les connaissent, inquiètent ceux qui ne les connaissent pas, font se quereller tout le monde, sont de sains irritants en temps de paix et des dangers publics en temps de guerre."

Un peu long, mais édifiant.
A méditer par les admirateurs du Tigre aux dents jaunes. LOTHAR

MP

"Les erreurs monstrueuses du traité de Versailles(...) trop dur pour être accepté de façon durable par l'Allemagne vaincue, qui, d'ailleurs se sentait trahie et n'eut aucune latitude pour le négocier."

Pas moins de latitude que celle que la Prusse victorieuse laissait à ses adversaires (Danemark 1863, Autriche-Hongrie 1866, France 1870) quand elle les avait battu.

Quant au sentiment de trahison, il est partagé par tous les peuples vaincus, sans aucune exception.

Après avoir la plupart du temps soutenu jusqu'au bout les politiques aventureuses de leurs états (les bonnes politiques ne perdent pas de guerre...) ces mêmes peuples crient à la trahison, une fois la facture posée sur la table.

Tout autre résultat qu'une victoire complète de l'Allemagne en 1914-1918 eut amené le même résultat : quand un peuple se prend à rêver sur lui-même, comme les français le firent entre 1792
et 1815, la réalité le rattrape toujours, à ses dépends.

Tant qu'à imputer tous les malheurs de monde à Clémenceau, associez-lui donc son meilleur modèle dans la voie du nationalisme borné et cynique : Le Prince de Bismarck.

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