La CGT nous offre donc encore une semaine de bonheurs. Du premier au quatrième jour, la participation des cheminots, déjà faible au départ, a diminué de moitié. Elle était passée, du 12 au 15 de 27 à 14 %. Elle a néanmoins été reconduite, comme d'habitude, à main levée le 16 par des assemblées générales fort peu représentatives. Une nouvelle séquence aura donc commencé, après par les embarras des jeunes candidats au baccalauréat, et elle se continue avec l'engorgement des transports.
Si l'on en croit un sondage du "Parisien-Aujourd'hui en France" trois Français sur quatre désapprouvent ce mouvement.
Cela fait quand même, malheureusement, encore beaucoup trop de gens qui le trouvent sans doute très bien. Voilà de l'espoir pour ce qu'on appelle "la gauche de la gauche" que la direction stalino-cégétiste cherche à fédérer dans sa bataille à retardement contre ce qu'on appelle pompeusement "mondialisation", en fait contre la concurrence et la libre entreprise. Rappelons à ce sujet que la simple desserte par car est soumise au bon vouloir du monopole étatiste.
Un débat se prolongera à l'Assemblée nationale jusqu'à la fin de la semaine autour du projet gouvernemental. Celui-ci ne se révèle qu'une tentative bien molle, plutôt cafouilleuse, et vouée à l'échec, de faire semblant de réformer le pays, tout en maintenant des avantages corporatifs conçus au siècle dernier, en vertu d'idées datant du siècle précédent. La loi en cours d'adoption a d'ailleurs été conçue pour porter au pinacle le président de la SNCF, le caméléon médiatique Guillaume Pepy, avec le soutien du sous-ministre Cuvillier installé en 2012. Elle risque de n'aboutir à son éviction à court terme. Celle-ci pourrait bien s'opérer sous la pression du ministère de l'Environnement, Madame Royal ayant été remise en selle en 2014, elle-même porte parole des présidents de Régions, vaches à lait du monopole ferroviaire.
Quelle joie, dans ce contexte incompréhensible, pour les usagers du train, quel extase pour les festivaliers, quelle aubaine pour les Parisiennes : la CGT aura montré dès la semaine du 10 au 15 juin, avec les protestations des intermittents du spectacle, ce dont elle reste capable.
Pendant ce temps les gros moyens de désinformation auront passé gentiment sous silence le procès qui s'est ouvert, dans l'indifférence presque générale, le 2 juin à Paris sur le comité des Œuvres sociales d'EDF-GDF devenu Caisse centrale d’activités sociales (CCAS). Ah ! la bonne vieille institution : elle remonte à la grande année de Marcel Paul, 1946, année des grandes fournées, je ne trouve pas d'autre mot, de nationalisations. Certes son Histoire a été quelque peu contrariée en 1951 par le gouvernement Pinay : pouah. Mais on l'a reconstituée en lui donnant un nouveau nom. Et elle a donc repris, en toute impunité jusqu'ici, son mode de fonctionnement au service des besoins matériels du parti communiste.
Quoi de plus naturel et légitime que d'aider le prétendu "parti des 75 000 fusillés", soi-disant "parti de la classe ouvrière" et, jusqu'à une date récente, "premier parti de France".
En décembre 2012, toutefois, un [méchant] juge d'instruction, à la solde des gros monopoles et du grand capital, n'en doutons pas, répondant au nom de d'Huy, et au prénom plus que suspect de Jean-Marie clôturait son enquête par une ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel à l'encontre de Jean Lavielle, ancien président cégétiste de la CCAS, et dix (10) autres personnes. Le même magistrat déférait en même temps devant la justice le quotidien "L’Humanité", le journal "La Voix ouvrière", la centrale CGT et sa Fédération des mines et de l’énergie.
Il a cependant fallu attendre 18 mois pour que le TGI de Paris fasse comparaître les 16 prévenus. Il faudra encore attendre, très probablement une procédure d'appel.
Tous ces gentlemen sont soupçonnés de malversations financières au profit de la cause communiste.
Doit-on d'ailleurs considérer comme plus grave de détourner des fonds, éventuellement, comme n'importe quel politicien, pour améliorer son propre ordinaire, – ce qu'on appelle "enrichissement personnel" – ou de les remettre au parti communiste ? Laissons aux casuistes le soin de trancher.
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Je me suis trouvée, un après-midi, près de la Porte océane de la Gare Montparnasse, au moment de la dislocation d'une manif. J'ai vu trois dames âgées remballer des banderoles de la CGT. L'une d'entre elles a dit, à haute voix : "Bon, ben maintenant, y plus qu'à rentrer chez nous attendre notre chèque !"
Et toutes les trois sont entrées dans la gare..
La CGT paie des figurantes pour ses manifs..
Rédigé par : nicole | mardi 17 juin 2014 à 20:26
@nicole Il se peut qu'il y ait eu des figurantes de ce type. Merci de l'avoir observé et signalé. Mais, il n'y avait, malheureusement, pas que cela.
Rédigé par : Emile Koch | mercredi 18 juin 2014 à 05:03
Politiciens anti européens de tous bords, énarques repliés sur le gâteau de la " haute administration ", syndicalistes accrochés aux monopoles étatiques ...tout cela fait beaucoup de cigales très intéressées pour faire sortir notre malheureux pays de l'Europe.
Rédigé par : Hermes | mercredi 18 juin 2014 à 08:00
Allez, une petite loi Le Chapelier, et tout ce beau monde oubliera les trains bondés de déportés du patronat, la démocrature du pro-laitariat, et les rouges gardes-barrières. Chassez le vieil homme, il en restera toujours un qui voudra sa place assise dans le wagon.
Rédigé par : minvielle | mercredi 18 juin 2014 à 15:29
Il faudrait juger les crimes du communisme.
Un demi-siècle après la fin de la guerre, certains se vantent de traîner devant les tribunaux des vieillards de 90 ans qui ont eu un rôle tout à fait subalterne dans les camps de concentration nazis.
Mais des dizaines de milliers de responsables de haut rang du communisme n'ont jamais été inquiétés. Et beaucoup continuent à sévir, chez nous en France.
Rédigé par : Robert Marchenoir | dimanche 22 juin 2014 à 12:12