M'absentant jusqu'au 11 janvier, loin de toute connexion internet, téléphone, ordinateur etc. je profite de cette chronique, la dernière de l'année 2011, pour adresser mes meilleurs vœux à tous mes lecteurs, amis ou adversaires. Finissons bien 2011 pour bien recommencer l'année 2012.
Cette circonstance me permet également de préciser ce que l'on pourrait entendre par "meilleurs vœux" s'agissant du pays et pas seulement des joies familiales ou des aspirations individuelles.
Je commencerai cependant par des résolutions personnelles, en tant que chroniqueur. On me pardonnera une de ces bonnes intentions de rentrée des classes : revenir à un rythme plus proche du quotidien que de l'hebdomadaire, tout en cherchant à me situer du point de vue le moins éphémère possible. À partir de la mi janvier nous relancerons aussi le programme de Lumière 101.
Pour ce qui concerne la France, n'attardons-nous qu'un instant sur les élections présidentielles et législatives qui vont venir au printemps.
Elles nous donneront cependant, et elles nous offrent dès maintenant, l'occasion de mesurer une fois de plus ce que "la gauche" se propose de défaire de ce qui demeure de ce malheureux pays.
La rupture avec le chiraquisme, promise en 2006 et vite mise aux oubliettes, ne s'est jamais produite.
De plus, ce qu'on appelle "la" crise a même remis en selle les formules d'avant hier les plus éculées.
Malheureusement aussi l'actualité européenne s'investit et s'investira principalement, au cours des mois à venir, dans la question centrale de la rigueur budgétaire.
Les Français vont se trouver pris en étau entre des créanciers et prêteurs de l'État, d'une part, et la pression d'une classe politique follement attachée à la dépense publique. Aux yeux des forces de gauche, mais aussi des technocrates de Bercy la seule perspective acceptable repose sur l'augmentation des prélèvements afin d'en "financer" le puits sans fond. En aucun cas ni le candidat socialiste, ni son parti, ni la candidate écologiste, etc. n'ont proposé à ce jour la moindre mesure de diminutions des dépenses. Et contrairement aux socialistes allemands, espagnols ou italiens ils refusent également d'avaliser le principe d'un retour à l'équilibre des comptes.
Le 21 décembre ainsi M. Jean-Pierre Raffarin (1)⇓ indiquait avoir présidé la semaine précédente une séance au cours de laquelle la majorité sénatoriale de gauche aurait voté 17 taxations nouvelles en 17 heures.
Il exagérait peine. Amené à suivre les débats budgétaires (2)⇓, je pense qu'il faisait allusion à la séance marathonienne du 15 décembre. Elle a épuisé successivement Mme Bariza Khiari et MM. Jean-Patrick Courtois, Jean-Pierre Bel, Jean-Pierre Raffarin qui se sont relayés à la présidence ce jour-là. Le principal de la discussion portait sur la Quatrième loi de finances rectificative pour 2011. Au terme de celle-ci, l'adoption du projet de loi fut acquise au cours du scrutin n° 73 : Nombre de votants 346, suffrages exprimés 344, par 176 voix Contre 168.
Le compte rendu de cette séance représente la masse de 805 000 signes typographiques, soit un peu moins de 400 pages d'un livre de composition ordinaire.
On peut imaginer par conséquent le nombre de lecteurs assez proche du zéro absolu, température de l'hélium liquide.
Dans les semaines à venir je finirai donc de répondre à tout ce délire, opposant à la "Révolution fiscale" théorisée par M. Piketty, l'idée d'une "Libération fiscale" (3)⇓ , où "plus léger sera notre tribut".
En attendant je renouvelle à tous mes vœux pour les fêtes et pour l'année prochaine.
JG Malliarakis
Apostilles
- sur RTL à 7 h 50.⇑
- afin de peaufiner et documenter mon livre en cours de finition... j'ai une excuse... ⇑
-
Le titre de ce livre bleu "Pour une libération fiscale" en fera, notamment, une réponse au livre rouge de l'équipe de gauche dirigée par Thomas Piketty "Pour une révolution fiscale". Il soulignera les voies de réformes possibles de l'archaïque fiscalité française, en fonction des réductions nécessaires de la dépense publique. Ce livre de 190 pages environ paraîtra fin janvier 2012, pour tenir compte de la loi de finances et de la loi de sécurité sociale qui auront été promulguées le 31 décembre 2011. Son prix de vente sera de 20 euros. On peut y souscrire dès maintenant au prix de 15 euros, port compris.
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Bonne et heureuse fêtes à toutes, à tous, et à chacune et chacun.
pms
Rédigé par : Minvielle-Sébastia | jeudi 22 déc 2011 à 19:49
Joyeux Noël à vous et meilleurs voeux pour 2012
Rédigé par : Claude Brisset | jeudi 22 déc 2011 à 21:04
J'observe que plus on augmente les impôts, plus le déficit se creuse, que plus on agmente la CSG-CRDS, plus la pauvreté s'accroît, que les deux "plans de rigueur" (c.a.d. plus d'impôts)ont enclenché la récession, qu'Angela diminue les impôts pour enclencher la croissance ...
En France (à l'UMPS), en effet, on est dans la logique de la lutte des classes, pas plus morale que la lutte des races . La lutte des classes est un héritage de 1793, 1ère république .
Rédigé par : Roland de PHILY | lundi 26 déc 2011 à 10:28