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mardi 29 mar 2011

Commentaires

Xpressionlibre

Merci pour cet article excellent et très juste.

Dire que les responsables religieux se sont associés pour rédiger une pitoyable tribune pour demander l'annulation du débat.

Mauvaise alliance.

Curmudgeon

Sur la tradition du laïcisme militant, à distinguer de la "laïcité (terme bizarre mais reçu), Philippe Nemo présente des analyses d'un vif intérêt, par exemple dans "Les Deux Républiques françaises".

M. Malliarakis touche du doigt le fond du problème quand il indique qu'il faut s'entendre sur le sens même du mot "religion". Les débats sur l'islam sont presque entièrement pollués par l'incapacité systématique à comprendre comment l'islam s'auto-définit selon ses docteurs. L'islam est un "dîn", mot qu'on traduit faussement par "religion". Faussement, parce que, en français du XXIe siècle, "religion" renvoie à une notion assez claire, qui n'est justement qu'une partie de ce qu'est l'islam.

L'islam est un système idéologique total, dont le cœur est certes une religion, mais qui vise à régenter l'intégralité de l'existence humaine. Contrairement à la halakha juive, le "dîn" de l'islam est politique, depuis Mahomet à Médine. C'est ce qui est explicité par le vieux slogan des Frères musulmans, "al-islâm dîn wa dawla" : l'islam est "religion" et Etat. Ensuite ce système total vise la conquête du monde, le sort des non-musulmans étant l'élimination, ou la soumission (statut de la dhimma) ou le "retour" à l'islam, Voie intégrale innée (sic !) de l'humanité. Sous la "Lettre ouverte de la mosquée de Lyon" du 22 mars 2011, un commentateur musulman a indiqué ceci : "L’Islam n’est pas une secte pouvant être une menace contre l’ordre social. Sa définition stricte est soumission à Dieu." Ce que ce commentateur a omis de rappeler, mais ce que tous les docteurs de l'islam rappellent, sauf quand ils s'adressent à des kouffar candides, c'est que la soumission à Dieu implique la soumission à sa Loi intégrale, et que cette loi a prévu des dispositions expresses pour les non-musulmans.

Les propos du "mécréant" que vous commentez émanent d'un ignorant satisfait qui ne sait même pas la différence entre l'"inspiration" telle que conçue par les juifs et les chrétiens (leurs Ecritures sont écrites par des êtres humains) et le statut du Noble Coran incréé, parole divine intégrale de Dieu, contenu et expression, ipsissimis verbis en claire langue arabe. Il ignore le statut des hadiths et de la Sira, le rôle de Mahomet, prophète final de l'islam (car tel est son statut exact, puisque l'islam, pur monothéisme, a été proclamé par tous les prophètes, de Noé à Jésus), comme "beau modèle", et ce qu'implique la charia.

Curmudgeon

J'ai posté sur le blog "Expression libre" de LOmiG le commentaire suivant :

Le document des représentants des religions (déclaration commune, 30 mars 2011) se signale, comme attendu, par le cliquetis de mots habituels : "amalgames", "stigmatisation", "vivre ensemble", "dignité", "confiance". Il parle de "cultes", et implique ainsi que l'islam est un "culte", ou comme on dit encore une "confession", une "religion", comme le judaïsme, les trois branches du christianisme, le bouddhisme.

Ceci est totalement contraire aux faits avérés, sauf si l'islam de France a subi tout récemment une réforme radicale dont je n'ai pas eu connaissance. Le texte déclare que "tous les cultes adhèrent sans réserve" aux principes fondamentaux de la loi de 1905. Là encore, si c'est le cas, c'est que l'islam en France est devenu subitement une branche totalement hérétique de la "religion" d'Allah, ce dont je me réjouirais, mais qui semble peu probable. Ou alors que les deux signataires musulmans, MM. Mohammed Moussaoui et Anouar Kbibech, sont radicalement incompétents pour parler de ces choses, ce qui augure mal de l'avenir. Ou alors qu'ils disent aux non-musulmans ce que ces derniers ont envie d'entendre, tout en pratiquant ce que la politesse appellera "réserve mentale", et ce que la connaissance réaliste de l'islam appellera "taqiyya".

Curmudgeon

J'ai posté ceci ailleurs :

Un des signataires du document publié ce 30 mars, M. Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, a déclaré au quotidien Le Monde le 9 mars 2011 : "Nous pourrons dire qu'il y a un seul islam, mais avec plusieurs expressions, qui dépendent du contexte historique et géographique dans lequel il est pratiqué."

1)
Contrairement aux experts qui ne cessent de dire que "il n'y a pas un islam mais des islams", que "l'islam est pluriel", et qu'il faut fuir le piège de l'"essentialisme", M. Moussaoui rappelle, bien entendu, qu'il y a un seul islam. Conséquemment, s'il y a un seul islam, l'islam de France, même "contextualisé", est représentatif de cet islam unique. Nous en connaissons la nature, celle d'un "dîn" englobant (et conquérant), selon les définitions unanimes des savants de l'islam orthodoxe.

2)
M. Moussaoui a signé un document affirmant l'attachement des musulmans au principe de laïcité.

Il existe une incompatibilité entre (1) et (2). Or M. Moussaoui est un universitaire spécialiste de mathématiques. Il est tenu, professionnellement, de sanctionner chez ses étudiants l'affirmation conjointe de deux propositions contraires P et non-P. Lui-même affirme conjointement à deux dates différentes deux propositions contraires.

Quelle interprétation proposer pour ce comportement ?

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