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« Khmers rouges impunis gauchistes arrogants | Accueil | Katyn le poids historique du mensonge et du crime »

mercredi 08 avr 2009

Commentaires

gazzola

Bonjour Jean Gilles
Tu as raison ce film est absolument magnifique.Si nous avions encore besoin de nous prouver que nous vivons en dictature le silence organisé autour de ce film bouleversant suffirait
Amities

Erik S

Le film Le Jour le Plus Long montre-t'il Pearl Harbour? Le film Tora Tora Tora montre-t'il Stalingrad? Le film Enemy at the Gates montre-t'il le Débarquement en Normandie? Les films Gettysburg, Waterloo, et 300 montrent-ils aucunes de ces batailles?! Non, ce sont des films avec des sujets différents, c'est tout…

J'ai moi aussi écrit un compte-rendu sur l'article dans Le Monde…

http://lemondewatch.blogspot.com/2009_03_29_archive.html#7681837725695971213

Max BRANLOTEAU

A propos de la sortie en France, évoquée mercredi 25 mars dans l’émission 18 heures de Radio-Courtoisie par M. Yves Daoudal, ce dernier attribue à tort la mort d'un professeur de l'Université de Cracovie aux Soviétiques.
Je reviens donc sur la scène du facteur qui semble pour beaucoup, en raison de la langue, avoir fait l'objet de confusions :
Le professeur de l’Université Jagellone de Cracovie, arrêté par les Allemands, est mort en déportation, dans un camp allemand.
Le facteur ramène les affaires personnelles du défunt à sa veuve ; d’où son refus gêné de prendre un verre.

Quelques précisions :
Les fosses communes de Katyn renferment les corps de 4443 Polonais internés en septembre-octobre 1939 au camp de Kozielsk.
Les autres disparus étaient internés dans les camps d'Ostaszków et Starobielsk.
L'organisation des massacres est l'œuvre du NKVD, l'Armée rouge lui ayant confié les victimes pour "traitement", pour respecter la novlangue de l'époque.
De l'ensemble, 441 Polonais ont survécu, pour différentes raisons.
Le film s'appuie sur des faits et documents authentiques, notamment le calepin du major Adam Solski, rédigé jusqu'aux derniers instants. Ce passage hautement symbolique du film où l’on en voit les pages remplies défiler et s'arrêter à date du 8 avril 1940, la suite étant vide d'écriture (jusqu’au moment de l’assassinat de son rédacteur), ne semble pas avoir retenu l’attention. Un acte d’accusation.
Les uniformes et accessoires, fournis par d'anciens militaires de l'Armée Anders, sont d'époque.
L'arrière-grand-père de l'actrice qui joue la femme du capitaine (abattu avec le pull de Jerzy) fait partie des victimes de Katyn.
Je recommande certains anciens films de Wajda, qui peuvent aider à comprendre l'ensemble de ces événements tragiques : Kanal, Popiól i diament (Cendre et diamant), Pokolenie (Génération).
L'ouvrage de référence reste le livre de Jan-Kazimierz Zawodny : Katyn, massacre dans la forêt.

Article paru en Pologne le 23 mars :
Un publiciste du "Corriere della Sera" dans un commentaire au sujet du faible intérêt suscité en Italie par le film "Katyn" d’Andrzej Wajda a exprimé l’opinion que les plus sombres aspects du communisme n’émeuvent guère le grand public, en ajoutant : « quelque chose de pire que la censure ».

Diaporama : http://minilien.fr/a0jrdi
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http://wiadomosci.onet.pl/62557,21,0,pokaz.html

Dans un commentaire intitulé « Pourquoi "Katyn" n’intéresse personne ?» Pierluigi Battista a écrit : « Quelle satisfaction aurait-on de voir que la carrière semi-clandestine d’un film sur le massacre soviétique perpétré à Katyn ne serait que le fruit d’une manœuvre réussie de diversion, de sorte que le grand public ne prenne pas connaissance d’un des plus atroces crimes du communisme. »
Le publiciste italien accepte une opinion déjà exprimée sur le fait que le censeur est le marché.
- « Pour peu que l’on ne veuille pas le corriger à l’aide d’excursions pédagogiques de spectateurs révoltés, il faut se rendre à l’évidence que les distributeurs timorés prévoyaient consciemment pire que la censure : les pires aspects du communisme, même confiés à un grand metteur en scène, n’émeuvent guère le grand public, ne suscitent aucune indignation sincère, n’enflamment pas la passion ou l’imagination d’un large public. »
- « C’est une conclusion amère et triste, mais réelle. »
De l’avis du commentateur , « 20 ans après la chute du Mur de Berlin, le communisme et ses massacres n’intéressent pratiquement personne, à l’exception de ceux pour qui l’anticommunisme est devenu une obsession ».
« Concernant le communisme – aucune indignation. Dans le monde de la culture, dans le débat public, aux caisses des cinémas, l’anticommunisme a subi une défaite mélancolique. »

PAP, JG/23.03.2009 10:33
http://wiadomosci.onet.pl/1939037,12,item.html

Cordialement

d'HERBIGNY  Michel

Où peut-on voir ce film ?
Si pas possible dans le Nord, le mettre sur internet.
Merci. MH

Bertrand Redonnet

Merci de ce texte, pour tout ce qu'il a de véritable...
J'habite en Pologne de l'est..
Cordialement

Audrey

Bonjour,
l'histoire de la Pologne n'a jamais vraiment intéressé les français, n'est pas enseignée dans les écoles (mis à part ce qui se passa sur son territoire pendant la seconde Guerre mondiale), et en discutant on se rend compte que très peu de gens savent qu'elle fut tout simplement effacée de la carte pendant plus d'un siècle !! La Pologne pour la très grande majorité des français c'est Auschwitz et l'antisémitisme.
Alors j'aurai plutôt humblement l'impression que la rareté de programmation du dernier film d'un des plus grands réalisateurs polonais n'est pas due à un refus de voir les crimes communistes, ou un refus de voir une critique du communisme, mais que tout simplement l'histoire de la Pologne n'intéresse pas si elle ne parle pas de l'Holocauste. Et si le film en lui-même n'en parle pas, les critiques (j'ai lu le papier du Monde...) ne peuvent s'empêcher de soulever l'absence de ce sujet comme étant une preuve de l'ambiguïté du réalisateur sur ce thème. Ce n'est pas un film sur la seconde guerre mondiale, mais sur cet épisode précis de Katyn, et raconté de façon si intimiste, si centrée sur quelques personnages, que se poser la question de l'absence de l'Holocauste paraît aberrante. L'auteur du papier parle de la menace de déportation de la femme de l'officier à Auschwitz comme si elle était une mention, ou ramenait à la déportation des Juifs, mais à Auschwitz on n'envoyait pas que les Juifs. Dommage vraiment que la Pologne ne puisse pas raconter une histoire qui lui est propre, qui fasse partie de son passé douloureux, sans qu'encore une fois on la soupçonne d'antisémitisme larvé.

DrMorisset

J'ai eu un peu de mal avec les acteurs et le rythme du film volontairement lent. Néanmoins le final sur fond de Bartok est redoutable.

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