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mercredi 05 sep 2007

Commentaires

hunden

Si les Turcs s'intéressaient davantage aux turcophones d'Asie centrale, ils chercheraient peut-être moins à entrer dans l'UE.
Et tout ce qui peut accroître le pouvoir des Russes dans ces régions leur permettra de nous vendre le pétrole et le gaz au double de son prix.
Les Russes ne sont pas moins nos ennemis que les Turcs, et ils sont plus dangereux : car pour leur permettre de nous nuire, il ne suffit pas, comme pour les Turcs, de leur ouvrir stupidement la porte ; il suffit de ne rien faire pour les empêcher de monopoliser notre approvisionnement en énergie, et de les laisser commettre leurs agressions contre les peuples d'Europe qui ont le malheur d'être leurs voisins.
La meilleure solution serait au contraire que les Chinois mettent la main sur les réserves d'hydrocarbures d'Asie centrale : ça les dissuaderait d'aller en chercher en Amérique latine et en Afrique, où ils apparaissent comme des intrus, et comme eux ne peuvent pas monopoliser notre approvisionnement , cela nous épargnerait la rançon que la bande à Putin veut nous faire payer.

Philippe JOSSELIN

On peut considérer que c'est le 31 août 1907 que s'acheva le « Grand Jeu » : signature d'une convention entre la Grande-Bretagne et la Russie partageant la Perse en deux zones d'influence, reconnaissance de la prédominance britannique en Afghanistan et neutralisation du Tibet.
Un siècle plus tard, c'est le contrôle de l’exportation des réserves de pétrole et de gaz d’Asie centrale qui est au centre de toutes les attentions : le 1er juin 2007, Gazprom et l’entreprise publique kazakhe KazMunai-Gaz ont signé un accord de 15 ans visant à créer une entreprise conjointe destinée à traiter chaque année les quelques 16 milliards de m3 de gaz issus du gisement de Karachaganak (Kazakhstan) dans le complexe gazier d’Orenburg (Russie).
Le 12 mai 2007, la Russie, le Turkmenistan et le Kazakhstan s'étaient déjà mis d’accord à Achkabad sur la construction d’ici à 2012 d’un gazoduc d’une capacité de 20 milliards de m3 par an le long de la côte caspienne et la modernisation du principal réseau de transport de gaz centre-asiatique afin de porter ses capacités à 90 milliards de m3 par an.
Enfin, le Turkménistan vient de lancer la construction d’un gazoduc géant vers la Chine.
Quant à l'Europe... Rapportant tous ces faits, le quotidien "La Tribune" (édition du mardi 4 septembre 2007) rappelle que le gaz "assure près d’un quart des besoins énergétiques des vingt-sept pays de l’Union et 20 % de sa production d’électricité" et que "l’UE importe 63 % de son gaz naturel dont 45 % en provenance de Russie".

Guinevere

Lors de la signature des accords de Shanghai, j'avais proposé à B.I. (Balkans Infos) un article sur ce thème : il me fut refusé, les autres collaborateurs ne parvenant pas à prendre au sérieux une alliance russo-chinoise. L'ignorance des Français et de beaucoup d'Européens quant à l'Asie, le vague mépris dont on l'entoure m'a toujours paru ahurissant. Pourtant Brzezinski a rédigé deux de ses derniers livres (Le Grand Echiquier, puis en 2004 Le vrai choix) pour tenter de conjurer ce qui lui semble un risque majeur pour l'hégémonie américaine.
Reprise du Grand Jeu ? Certes, mais à l'époque où l'Angleterre et la Russie rivalisaient en Asie Centrale, la Chine était entrée dans une phase de déclin, de désagrégation, devenant un enjeu plutôt qu'un joueur. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Quel est l'intérêt de la France dans cette nouvelle donne géopolitique ? L'Angleterre retrouve avec les USA une mémoire commune, quoique un temps conflictuelle ; l'Allemagne se voit coincée entre ses allégeances atlantistes et ses besoins d'importation de gaz russe ; mais la France ?
Nous ne sommes pas si dépendants des importations gazières, puisque notre électricité provient surtout du nucléaire. Est-ce notre intérêt de suivre une politique "européenne" qui semble surtout une politique allemande ?
Je n'ai pas de réponse toute faite ni définitive mais il me semble que la question se pose.

Philippe JOSSELIN

La "Marche vers l’est" de la Russie se poursuit sous nos yeux : la première visite à Jakarta du président Putin s'est ouverte hier (6 septembre 2007) sur l'annonce la vente d’équipements militaires à l’Indonésie pour un milliard de dollars. On évoque également ("La Tribune", édition du vendredi 7 septembre 2007) la signature d'accords entre des sociétés publiques indonésiennes (Pertamina : pétrole et gaz ; Antam : nickel) et des entreprises proches du Kremlin (Lukoil Overseas : pétrole ; Rusal : aluminium), le tout pour un montant estimé à 5,5 milliards de dollars.

ROUCOURT

Comment être surpris de la diplomatie russe ? Comment ignorer l'antagonisme profond qui oppose Russes et Etats-Uniens et ses fondements religieux ? Et la France dans tout ça ? Comme vous, son inexistence me consterne... Et ceux qui pensent que notre nouveau président a un jeu plus subtil que son européisme pro-atlantique ne me convainquent pas vraiment... Les Russes sont, eux, un grand peuple, et Poutine un grand Tsar... Et je ne mets aucune malice dans ce propos. Libre à nous de leur emboiter le pas...

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