Ecoutez le podcast de cette chronique :
Ce matin sur Europe N° 1, une radioteuse de service prétendait démontrer, à l'usage des auditeurs pressés, l'audience énorme de l'incontournable Nicolas Hulot et, par ricochet la survivance des écolos.
Les oukases diffusés par ce personnage, ou par les intérêts dont il se révèle le porte parole, rencontrent paraît-il l'approbation unanime. Tous les états-majors de campagne des principaux candidats s'y accordent, à l'exception, nous explique-t-on péremptoirement de trois marginaux : les citoyens Sarkozy, Nihous et Le Pen.
Eh bien, avec des modes d'expression et d'implantation différents, j'ose suggérer aujourd'hui que Messieurs Sarkozy, Nihous et Le Pen représentent probablement un enracinement dans l'opinion et le peuple supérieur à celui de M. Hulot.
Et j'ose pronostiquer que, d'autre part, ils obtiendront demain des scores additionnés supérieurs à ceux de Mme Voynet et du camarade Bové. Les campagnes électorales offrent d'ailleurs en général une assez mince tribune aux débats. On y capitalise plutôt, sous forme d'exclusive, du moins dans la démocratie si particulière à la France, les stocks d'idées reçues.
Haro sur un tel qui a osé contrevenir à telle règle du prêt-à-penser ! Tel autre n'a pas su réciter le catéchisme républicain, laïc et obligatoire, quel scandale ! etc. Ces derniers jours, deux candidats ont ainsi franchi de telles lignes jaunes : la plus récente infraction a été commise par François Bayrou, et j'évoquerai après lui, celle de Nicolas Sarkozy : qu'on n'y voie par conséquent aucune forme de ralliement.
Oui : il me semble souhaitable de donner raison à François Bayrou sur le point de la suppression de l'ENA, et la presse lui donne tort. À plusieurs reprises dans les 10 ou 15 dernières années, cette salubre revendication fut évoquée, — y compris par une proposition de loi déposée par quelques courageux députés libéraux, - y compris par un cercle aujourd'hui bien éteint, mais dont les fondateurs se recrutaient parmi les anciens élèves de l'institution, - et enfin y compris par l'inventeur même du terme d'énarchie, sous un pseudonyme dissimulant alors, croit-on savoir, un jeune produit de l'école nommé Chevènement.
La nouvelle proposition Bayrou me paraît certes légèrement ambiguë. Réformer cette école inutile et néfaste, formant des autistes collectivement prédateurs, ne peut conduire qu'à la prolonger ou à l'aggraver. Mais la manière dont la presse accueille l'idée, comme une sorte de sacrilège, marque les progrès du conformisme et de la psychorigidité du système.
Quant à M. Sarkozy, oui on doit lui donner raison d'évoquer l'identité nationale. Et une fois de plus on a fait dire n'importe quoi à cette pauvre et peu lucide Mme Veil en l'amenant à donner tort à celui qu'on croyait être son candidat.
Qu'on fasse un ministère de l'identité confrontée à l'immigration ne suffira pas, bien évidemment.
Mais qu'on décrète désormais tabou, dans l'Hexagone républicain et jacobin, l'identité de la France, signifierait à l'inverse la volonté officielle d'en finir avec une Histoire millénaire et marquerait une nouvelle phase dans l'autodestruction de notre société.
Nous ne saurions y consentir.
En Allemagne, le parti de Madame Merkel parle a nouveau de Deutsche Leitkultur > CULTURE DIRGEANTE ALLEMANDE, c est la meme chose que l identité francaise.
http://www.tagesschau.de/aktuell/meldungen/0,1185,OID6449880,00.html
Un candidat aux elections de ce parti en Sachse avait meme repris le slogan du NPD (Font national allemand) ARBEIT- FAMILIE-VATERLAND : Travail-Famille-Patrie.
C est pour ces raisons que beaucoup de Français d Allemagne voteront BAYROU.
Rédigé par : unionsbuerger | mardi 03 avr 2007 à 10:38
Un ministère en charge notamment de l'identité nationale est une mauvaise idée
L'identité, ça ne s'administre pas
Par ailleurs, est-ce que l'Etat-nation républicain (au sens grand-orienté du terme) tel que nous le connaissons aujourd'hui, pourrait vraiment être le cadre de l'identité ?
J'en doute
Quand vous pensez à votre identité, pensez-vous d'abord à l'Etat-nation dont vous êtes le ressortissant ?
Pas moi
Qui peut encore se dire "Français d'abord" en toute lucidité et sincérité ?
Un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, si jamais, sous une forme ou sous une autre, il voyait le jour, ne saurait que promouvoir les "valeurs universelles", la "non exclusion" -sauf en matière idéologique-, panthéoniser Valmy, Lazare Carnot, la laïcité à la française, Georges Mandel, Manouchian, M. DeGaulle, les Aubrac, Z. Zidane etc...
Les adversaires médiatiques de ce projet jouent à se faire peur, et
jouent très bien
Comment avoir peur d'un projet avancé par le biographe (hagiographe ?) de Georges Mandel, le partisan de "la discrimination positive" ?
Il en serait d'un ministère de l'identité nationale comme il en a été du retour de l'éducation (ci-devant : instruction) civique à l'école par Chevènement, ministre de l'Education sous Fabius : un leurre dangereux
Rédigé par : Tant qu'il fera jour | jeudi 05 avr 2007 à 19:46